CHAPITRE VIL
Le Traitement des Enfants défectueux
a) Général, b) Médical, c) Chirurgical.
Le traitement des enfants faibles d’esprit est essentiellement médico-pédagogique . Le médecin, l’instituteur et l’infirmière doivent tous coopérer à cette œuvre d’amélioration, et les parents intelligents agiront au mieux des intérêts de leur malheureux enfant en le plaçant là où les efforts de ces trois personnes pourront être réunis.
Nous considérerons d’abord le traitement général comprenant les soins de nourrice et les soins domestiques ; puis le traitement qui est du ressort de la médecine et de la chirurgie, réservant pour un chapitre suivant la partie éducative.
Des défauts congénitaux ayant été diagnostiqués chez le jeune enfant, y a-t-il des moyens capables de modifier les anomalies qui les accompagnent?
Une mère aimante est pour l’enfant le meilleur auxiliaire, lorsqu’elle est assez patiente pour persévérer, en dépit de résultats souvent faibles en apparence ; elle peut aider à amener le déve-
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loppement des sens, à faire se coordonner les mouvements, et habituer l’enfant à être propre, U attention, aussi, peut être cultivée, l’enfant étant amené à fixer son attention sur une seule chose à la fois. L’aide de la musique est, dans beaucoup de cas, excellente et des idiots même écoutent avec attention des sons harmonieux, qu’ils essaient à la longue d’imiter; ce qui fait que la musique est quelquefois la voie qui conduit à la parole. Nous parlerons dans le prochain paragraphe des principes à employer qui furent établis par Séguin.
« Aussitôt qu'une fonction quelconque est reconnue insuffisamment développée pour l’âge de l’individu, la cause doit en être recherchée et combattue; si elle est externe, elle doit être écartée; si elle a son siège dans le système nerveux, elle doit être neutralisée le plus tôt possible par une éducation spéciale et par des mesures hygiéniques. Le bras de la mère devient une balançoire ou un soutien, sa main guide ou empêche de commettre une action nuisible; son œil est un stimulant ou fixe le regard distrait; le berceau sera changé en une classe ou un gymnase (i). » Il faut cependant dire que si la mère a un tempérament nerveux, elle ne sera pas la meilleure personne pour diriger les exercices de l’enfant, une bonne nurse , sympathique mais pas émotionnelle, aura plus de chance de succès.
(i) Séguin, Idiocy, New-York, 1886, p. 88.
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Parmi les mesures hygiéniques, une alimenta^fîon approprié© sera de la plus grande importance. Une mère émotionnelle ne devrait pas (en règle générale) allaiter son enfant, il vaudrait mieux employer une nourrice saine, ou recourir à r allaitement artificiel judicieux. Il ne faut pas oublier qu'une alimentation exclusivement composée de produits conservés peut donner à l’enfant le scorbut infantile (le Dr Thomas Barlow a démontré cela dans les Bradshaw Lectures , 1894). Le lait frais doit intervenir dans le régime alimentaire. Quand l’enfant sera plus grand, on lui donnera du gruau d’avoine bien bouilli, l’aliment par excellence pour le cerveau et les os ; les fonctions intestinales doivent être bien surveillées, elles sont souvent paresseuses quoiqu’il y ait parfois une tendance à la diarrhée.
L'hygiène de la peau est fort importante; des bains fréquents et des frictions, activent les fonctions cutanées et aident à la circulation quand elle est lente.
L’activité musculaire doit être encouragée, l’enfant doit souvent être mis par terre sur une couverture et excité par des moyens amusants à exercer ses membres.
Il faut par tous les moyens possibles donner à l’enfant des habitudes de propreté. C’est une erreur de mettre longtemps l’enfant anormal dans des langes; le but à atteindre doit être de rapprocher autant que possible cet enfant, d’un
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enfant sain, au point de vue des vêtements et des habitudes fonctionnelles et actives. Nous avons vu des enfants de six ans emmaillotés dans des serviettes exhalant une très mauvaise odeur, au grand désagrément de l’entourage; des soins méthodiques auraient certainement évité la nécessité de pareils expédients. Il faudra inculquer de bonne heure la régularité de l’évacuation des intestins et de la vessie; ces enfants devront évidemment être conduits plus souvent à la garderobe que des enfants normaux, mais excepté dans îes cas d’idiotie profonde, il y a grand espoir qu’avec beaucoup de persévérance on arrive à la propreté. Les enfants anormaux de tous les degrés urinent fréquemment au lit. Il y a souvent mie faiblesse de l’appareil urinaire qui peut être corrigée par un traitement approprié. Plus fréquemment cependant, ces incontinences sont le résultat de l’inattention, et les méthodes morales, petites récompenses et punitions, sont souvent employées avec succès. Un remède très simple, visant à la fois le physique et le moral, consiste à diminuer la quantité de liquide donnée à l’enfant vers l’heure du coucher ; et les faibles d'esprit sont souvent très avides de boire. Nous n’approuvons pas les urinais en caoutchouc et d’autres moyens mécaniques, qui tendent seulement à faire perdurer de mauvaises habitudes, pas plus que la méthode ingénieuse (?) proposée par le directeur d’un asile pour idiots, qui voulait garder les lits
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propres en administrant un lavement la nuit à tous les malades malpropres.
Le vêtement de l’enfant anormal réclame une grande attention. Comme pour les normaux, il sera chaud, mais léger, exempt de bandes serrées» Chaque fois que c’est possible, les vêtements de dessous devraient être en laine. Quand l’enfant n’est pas propre, cela^ peut présenter des difficultés pour les vêtements de la partie inférieure du corps ; aussi quand de fréquents lavages sont nécessaires, le molleton, la vigogne ou une autre étoffe de ce genre, peut être employée.
Les vêtements de laine de j aeger en hiver et les habits en cellular (marque Aertex) en été forment une gradation appropriée à la température. Quant à la coupe des vêtements elle sera autant que possible conforme à la façon ordinaire. C’est un tort d’accentuer les particularités personnelles par un vêtement particulier. Il n’y a pas de bonnes raisons pour que des garçons de huit ans et plus continuent à être habillés comme des filles, quand des costumes écossais ou marins peuvent convenir ; de plus, ces habits provoqueront le sentiment du respect de soi-même. Les enfants anormaux ne sont pas toujours dépourvus d’une certaine fierté et ce sentiment, judicieusement cultivé, peut être un levier puissant pour l’acquisition de bonnes habitudes. Nous avons connu un cas dans lequel la tendance à détruire les vêtements avait été guérie, non en vêtant l’enfant de toile
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grossière, mais en lui donnant un habit à la mode.
L’exercice physique approprié occupe une place importante dans l'éducation de Fenfant anormal. Tout d'abord l’abondance de Fair pur du dehors est essentielle pour Fenfant dont l’activité cérébrale est diminuée par l’oxygénation imparfaite de son sang; Fenfant avançant en âge, tous les exercices musculaires dont il est capable devraient être faits. Par un faux sentiment de honte, Fenfant anormal est trop souvent, dans la famille, soigneusement caché à la vue du public; et lorsque ce fait implique, comme nous en connaissons des cas, la séquestration du pauvre enfant dans la zone limitée de sa nursery ou, chose plus grave encore, sa réclusion dans un espace de quelques mètres, la question relève de F autorité légale et tout au moins la « Société pour la prévention de la cruauté envers les enfants» pourrait avantageusement intervenir.
On aura certainement de beaucoup plus grandes difficultés pour apprendre à marcher à ces enfants qu'aux enfants ordinaires, mais la confiance, la bonne volonté et Famour accompliront ici des miracles, tandis que la négligence entraînera trop souvent une inhabileté permanente. Des contractures des membres, suite de mauvaises positions prises d’une façon permanente, se rencontrent souvent chez les enfants faibles d’esprit et nous gardons le vivant souvenir d’un pauvre enfant de
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douze ans qui, ayant passé son enfance, comme un moderne Diogène, dans un petit tonneau à sucre, nous fut apporté avec des jambes si désespérément déformées par sa pose forcée, qu’il était complètement estropié ; nous avons cependant obtenu du succès en lui faisant faire usage d’un tricycle spécialement construit pour lui. Mais nous ne devons pas nous attarder à ces méthodes d’exercices dont il sera parlé plus loin. Nous ne devons pas non plus maintenant nous étendre sur l’importance de l’éducation morale dès l’âge le plus tendre, sur la formation de bonnes habitudes; tout cela fera l’objet d’un chapitre prochain. Qu’il nous suffise de dire que l’influence de la toute première éducation familiale sera spécialement importante en bien ou en mal pour l’enfant anormal, et il importe, pour les parents de cet enfant, d’obtenir rapidement un avis autorisé en la matière aussi bien que l’aide d une nurse ou d’une gouvernante de confiance et intelligente.
Le Dr Langdon-Down, dans ses Letisomian Lectures (i) de 1887, insiste sur la fréquence de «l’éréthisme sexuel morbide », dû très souvent, chez les enfants anormaux très jeunes, aux pratiques néfastes d’une nourrice immorale. Heureusement notre propre expérience ne nous a pas révélé cette situation comme fréquente ; mais la possibilité seule de la chose devra toujours être
(1) Menial Affections in Childhood and Youth , p. 47.
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présente à l’esprit, et des mesures de précaution appropriées devront être prises. L’approche de la puberté est nécessairement une époque assez difficile en ce qui concerne les soins à donner dans la famille et ceux qui ont à veiller sur les jeunes gens arriérés (des deux sexes) ne peuvent pas prendre assez de précautions pour refréner l’excès des instincts qui peuvent s’éveiller alors. Le travail en plein air sera à cette période d’une efficacité spéciale et pour d’excellentes raisons l’envoi au lit pendant le jour comme punition ne doit jamais être admis.
Nous passons maintenant aux méthodes de traitement de l’enfant faible d’esprit, méthodes qui peuvent plutôt être désignées sous le nom de médicales. Il a déjà été établi que ces enfants sont, en règle générale, aussi défectueux au point de vue physique qu’au point de vue intellectuel ; en somme, ils sont aussi faibles de corps que d’esprit parfois (comme il a été dit d’un de nos rois), « pas seulement faibles de tête, mais aussi weak in the understandings (I) ». Les membres aussi bien que le cerveau sont imparfaitement développés et certainement des défauts et des désordres nerveux y sont fréquemment rencontrés. Il y a dans beaucoup de cas surtout une tendance à la mauvaise nutrition et un manque de tonicité
(i) Faibles dans les parties inférieures du corps (ce roi était fortement boiteux et infirme).
i y alternent.
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qui rend les sujets spécialement aptes à contracter des maladies infectieuses et des affections parasitaires de la peau.
Nous avons déjà établi qu’on trouve fort communément des tuberculeux dans la famille de Tentant anormal. Nous ne serons donc pas surpris de trouver chez lui une prédisposition mar cjué© à la tuberculose, attaquant quelquefois les articulations, plus souvent les poumons et occasionnellement *— quoique peut-être moins fréquemment qu’on ne s’y attend — les méninges du cerveau. 5o à 7 5 % de la mortalité dans les institutions pour imbéciles sont dns à ces causes. Il pourrait être soutenu que le genre* de vie des institutions contribue à cette mortalité excessive. Dans tous les cas, cependant, il appartient au médecin de veiller aux symptômes naissants de la tuberculose, de se mettre en garde contre la possibilité de leur extension, en fortifiant la constitution par des conditions hygiéniques : air pur, alimentation appropriée, comprenant suffisamment d’éléments carbonés, l’administration d’huile de foie de morue, d’extrait de malt et de Parrish's chemical food. Les enfants du type dit Mongol sont spécialement exposés à ce danger et par les temps froids sont prédisposés à souffrir non seulement extérieurement du froid, mais aussi de congestions internes favorables au développement du bacille tuberculeux. Les affections scrofuleuses des glandes, des paupières, des os et des articula-
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Les enfants anormaux an point de vue mental .
tiens s sont fréquentes ; le traitement en sera examiné au chapitre chirurgical .
La diarrhée est un symptôme extrêmement fréquent surtout chez les « Mongols » et réclame beaucoup de soins quant à la nourriture et à la médication appropriée. LJ administration d’une mixture mucilagineuse d'huile de ricin avec une petite dose d’opium a donné dans ces cas d’excellents résultats. Quelquefois de petites et fréquentes doses de grey powder (i) ou de calomel font bon effet. Les astringents purs et simples donnés trop tôt, aggraveraient plutôt l’irritation intestinale.
Il a été établi que 25 % au moins des enfants faibles d’esprit sont épileptiques. Le traitement diététique et médical de l’épilepsie a donc une très grande importance pour l’amélioration des affections mentales de l’enfance dont elle est quelquefois la cause et qu’elle tend toujours à aggraver. Notre expérience nous a démontré que le régime lacté est excellent dans ces cas. et en tout état de cause un régime comprenant peu de viande ; encore celle-ci doit-elle être bien cuite et hachée pour éviter le risque d’une irritation si de grands morceaux sont avalés. Un régime fortement azoté contribuerait probablement à une hyperexcitation des cellules nerveuses, et doit par conséquent être évité ; un régime sobre peut d’ail-
(i) Poudre mercurielle.
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leurs être en même temps amplement nourrissant. En ce qui concerne les drogues, les idiosyncrasies de chaque cas doivent être étudiées, et tandis que certains cas sont favorablement influencés par les bromures, d autres se trouveront mieux du borax ou d'un mélange des deux. Le Dr William Alexandei , oe Liverpool, signaie(i) de remarquabiCs succès dans des cas traités par la recette suivante ;
R. Sodæ Biborat . . . 200 grains
bodii Bromid ... 5o grains Syr. Simp .... 1 once
Aquam ad .... îo onces M.
Ft. Mist. 2 c. à s., t. d. s. ex aquà p. cib.
Le Dr E. C. Séguin, de New-York, dit grand bien d’un traitement continu prolongé pendant plusieurs années avec la préparation suivante :
R Chloral Hydrat . 2 drachmes
Sodii Bromid . . 10 drachmes
Aquæ . 7 onces M.
1 ou 2 cuillerées à café largement diluées seront prises trois fois par jour.
Dans certains cas, une simple solution de bromure (de sodium de préférence au potassium) ou une combinaison de plusieurs bromures suffit, mais il faut veiller à ce qu’il ne se produise pas d efîet déprimant, et quand de i’acné apparaît, l’administration de l’arsenic est utile. Récemment
(1) Liverpool Médico-Chirurgical Journal, juillet 1893, p. 280.
G.-E. Shuttleworth. — Les enfants
le bromure de strontium a eu de la vogue de préférence au sel de potassium ; et le Dr Andriezen (i) vante beaucoup une combinaison d’antipirine (5 gr.) et de bromure d'ammonium (r 5 gr.), disant qu’elle produit une amélioration des facultés mentales. S’il y a un élément syphilitique qui est intervenu, le bichlorure de mercure combiné avec du quinquina sera bon. Dans le petit mal , qui est peut-être plus souvent associé à la faiblesse mentale que le grand mal et qui a un pronostic moins heureux, Séguin conseille l’usage libéral de la strychnine et de l’atropine ou la belladone combinée avec une dose modérée de bromure (2).
Ce qui est plus important que le traitement médical c’est ce qu’on peut appeler Ollt-dôOr occupation cure (la cure par les occupations en plein air). Les expériences faites au Royal Albert Asylum et plus récemment à la colonie pour épileptiques à Chalfont St. Peter sont tout à fait concluantes dans ce sens. Le simple séjour en plein air ne suffit pas ; l’occupation est le principal facteur.
Les résultats les plus frappants obtenus par le traitement médical, dans la défectuosité mentale combinée avec la défectuosité corporelle, sont
(1) British Medical Journal. 16 septembre 1899, p. 713.
(2) Treatment and Management of Neuroses , New York Medical Journal, mai 1890, p. 3i.
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ceux du crétinisme sporadique (myxœdème). jusqu’en 1890, on avait considéré cette forme d’idiotie comme désespérée, mais les recherches expérimentales de Victor Horsley et d’autres démontrèrent qu’une grande amélioration se propulsai i dans ce cas par l’implantation de la glande thyroïde au mouton. Plus tard on trouva que des imections de suc thyroïde étaient aussi efficaces, et plus tard encore que Fingestion par la bouche de la glande elle-même (ou de ses préparations) était le meilleur et le plus efficace mode de traite» ment. De nombreux cas ont été publiés relatant des résultats heureux, l’éveil des facultés marchant de pair avec le développement physique d une manière presque étonnante ; ceux que la question interest peuvent consulter un article de Fauteur dans le Wright' s Medical Annual de 1894, PP* 32q et seq. il laut veiller à bien déterminer la dose pour chaque cas afin d’éviter l’irritation gastrique, une hausse de température et une émaciation exagérée; pour autant que nous puissions en juger à présent, le traitement doit être permanent ^quoique à doses modifiées). Pour les enfants on peut partir (suivant l’âge) de 1 à 2 1/2 tablettes par jour et augmenter prudemment la dose jusqu’à 6 tablettes, et quand l’amélioration est achevée 1 tablette de 5 grains par jour suffit ordinairement pouï la maintenir. La planche VI, que nous devons à Y amabilité des DIS Railton et Teïford-Smith, montre l’état, avant et après le traitement, de
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deux frères dont Fun a été soigné précédemment à Lancaster par Fauteur (i).
La majorité des enfants faibles d’esprit étant faibles de constitution , le pronostic des fièvres éruptives et de toutes les affections aiguës qui viennent les compliquer doit être réservé et aucun traitement déprimant n’est admissible. Des complications cérébrales sont fréquentes et des convulsions ne sont pas rares. Après la rougeole, on constate fréquemment des troubles affectant les membranes muqueuses (à la conjonctive et ailleurs). Cette maladie, d’après notre expérience, est au moins aussi fatale que la scarlatine chez les iaibles d’esprit. L’irritabilité des membranes muqueuses est toujours une source de troubles chez les faibles d’esprit, et les affections catarrhales des yeux, du nez et des oreilles doivent être traitées avec des lotions astringentes.
Les gingivites sont fréquentes surtout quand F hygiène de la bouche n’est pas bien observée ; des lavages au chlorate de potasse sont utiles dans ces cas. Les plaques aphteuses et les affections parasitaires de la peau doivent être traitées par des remèdes appropriés. On rencontre souvent, chez les faibles d'esprit de curieuses affections de la peau d’origine nerveuse, telles que celles décrites par le Dr Pringle et d’autres sous
(i) For discussion on thyroid treatment, see Brit. Med . Jour.. 12 septembre 1896.