NOURRICES SÉDENTAIRES
Votre 3® Commission vous propose d’inscrire au budget, pour frais de
nourrices sédentaires, la somme de . 9,000 »
Le nombre des nourrices à l’Hospice, doit être, chaque jour, de 30 à 50 ; elles servent aussi bien au service des Enfants en dépôt, qu’au service des Enfants Assistés. C’est pourquoi l’Assistance publique verse
de son côté, et pour sa quote-part, une somme égale à celle qui est inscrite de ce chef au budget départemental, ce qui porte le crédit total à 18,000 francs.
3“ FRAIS DK LAYETTES
Les frais de layettes s’élèvent, d’après les prévisions, à 100,000 francs, comme pour les frais de nourrices, et pour la même cause. L’Assistance publique fournit une somme de 50,000 francs, et le Département inscrit à son budget, une somme égale.
Votre 3“ Commission vous propose donc d’inscrire au budget départe¬
mental pour frais de layettes . 50,000 »
En résumé, votre Commission vous propose d’inscrire au budget de 1878, pour dépenses intérieures :
1“ Frais de séjour des enfants à l’Hospice dépositaire. 24,000 »
2“ Nourrices sédentaires . 9,000 »
3“ Frais de layettes . 50,000 »
Total égal . 83,000 »
Vous le voyez. Messieurs, nous n’avons pas lieu de nous louer du service intérieur de l’Hospice des Enfants assistés et nos demandes de réformes n’ont pas été comprises; si nous avions demandé une Inspection, ce n’était pas pour qu’elle s’emparât d’un service qui n’a jamais été plus mal fait. Si nous avions établi un plus grand nombre d’enquêteurs, c’était pour réduire la durée du séjour à l’Hospice et nous voyons qu’en fait il a été augmenté dans des proportions inouïes et funestes ; le Conseil général voulait absolument que le secret fut respecté, l’Inspection n’en a pas tenu compte : je vous en ai donné la preuve. Et, certes, ce n’est pas l’autorité qui manquait à nos Inspecteurs; car, au lieu de faire seulement de l’inspection et du contrôle, ils se sont emparés du Service, l’ont dirigé et ont poussé les choses jusqu’à biffer des immatriculations prononcées et signées par le Directeur de l’Assistance publique, pour empêcher l’abandon et forcer la mère, quelquefois par la menace, à reprendre un enfant dont elle ne voulait pas. — Que devient l’enfant dans ces conditions? Nous déplorons ces agissements qui mettent tout
en question et forceraient, s’ils continuaient un instant, à demander immédiatement la réforme de la loi et le rétablissement du tour (1).
SERVICE EXTÉRIEUR
SECOURS POUR. PRÉVENIR l’aBANDON
Le secours pour prévenir l’abandon est de deux sortes : le secours en argent et le secours en nourrice.
Le secours en argent nous a paru utile, et c’est pour cela que le Conseil en a toujours augmenté l’importance, mais à la condition expresse que la mère gardât sou enfant et le nourrît au sein elle-même. Nous y voyons le moyen de faire grandir l’amour maternel et de moraliser la femme, et en môme temps de donner plus de chances de vie au
i. Les Inspecteurs poussèrent l’outrecuidance jusqu’à donner des leçons de médecine à un maître incontesté do la science médicale, à un des praticiens les plus soigneu-K. La pièce suivante le démontre :