RÉCAPITULATION DES CRÉDITS POUR
1® Dépenses intérieures .
2“ Dépenses extérieures .
3® Frais d’inspection et de surveillance .
Total .
En somme, malgré l’augmentation des dépenses pour les frais d’école, l’ensemble des dépenses prévues pour 18 les fixations allouées au Budget de 1880 que de 26,000
recettes
Les recettes à prévoir pour 1881, sont les suivantes :
1® Au profit des dépenses intérieures
1® Produit des fondations, dons et legs, en faveur des Enfants assistés . 189,000 »
2® Redevance annuelle payée par l’Assistance publique, en représentation des droits du département de la Seine, sur d’anciennes fondations faites au profit des enfants trouvés. . . . 50,000 » /
(Ces revends étant supérieurs aux dépenses intérieures de l’Ho-spice, le disponible devra venir en déduction des dépenses extérieures).
les vêtures et 81 ne dépasse francs.
2» Pour venir en déduction des dépenses extérieures
1“ Disponible des revenus ci-dessus indiqués. . . . (Mémoire)
2" Produit des amendes de police correctionnelle . 79,000 »
3“ Recouvrements sur les familles et sur les dépar-
4 Recettes diverses (y compris 4,000 francs, pour reversements de sommes restées impayées, sur mois
de nourrices, pensions, etc.) . 10,000 »
5“ Contingent des communes (le cinquième des
dépenses extérieures) . OO^ qOQ »
6" Subvention de l’Assistance publique, pour secours destinés à prévenir les abandons . 38g qoO »
3“ Pour venir en déduction des frais d'inspection et de surveillance
1“ Remboursement par l’État de la totalité des frais
2 ^Contribution de I État dans les frais de surveillance 78,000 »
Total. . . . 1,584,600 »
En résumé, d’après ces prévisions de dépenses et de recettes, le departement de la Seine aura à supporter, en 1881, pour le service des Enfants Assistés, une somme de 2,736,400 francs.
Paris, le 30 novembre 1880.
Le Rapporteur,
THULIÉ
Aussitôt les crédits votés, l’Administration de l’Assistance publique commença la mise en œuvre du projet du Oouseil général sur les Moralemenl abandonnés. Cotte exécution se fit avec une précis on, une netteté, une assurance qui étonna tout le monde et qui tenait a ce que l'inventeur, appelé il éxécuter lui-même son œuvre, et depuis longtemps versé dans le maniement des affaires administratives, aval d'avance tout préparé, tout prévu, tout clKsé; il en commençait l'application avec une méthode sage, aidée dune energie éO“s‘“‘e. d'un coup d'œil sûr et d'une décision rapide. M. Brueyre tut donc aussi heureux dans l'application de son système que dans sa création théorique. Le succès, d’ailleurs, dépassa les espérances. , ^ . ,
Je prends dans le rapport présenté au Préfet de la Seine par e Directeur de l’Assistance publique dans la session du Conseil généra^ de 1881, la description de l’organisation du service. On verra d ailleurs dans ces pages que M. Quentin me tènait parole, et faisait de ce service sa chose. Peut-être oubliait-il trop dans ce rapport le véritable créateur de cette œuvre utile, celui qui l’avait inventée et qui seul dans l’Administration était capable de l’organiser.