‹ Les enfants assistés de la SeineChapitre 71 sur 116 · VERSÉES · texte numérisé non relu

VERSÉES

M. le baron Jacques de Reinach. .

Report .

Versement effectué sur le produit do la fête du Trocadéro en l’honneur de l’anniversaire do Victor

M. Périn . .

M. Ralu . ' .

AT. Ppftfifat .

M"”> labaronno Jacques do Reinach

M. François Malhis .

M»« la baronne Jacques de Reinach

M. Joseph Reinach .

Un anonyme .

AI. le baron de Sarter .

M"** Morache .

M. Siegfried Propper .

Les élèves du lycée Charlemagne .

M™® Tj<*on T.r^vy

M. Gnlflsnhniit; .

M. et M“>« Porgôs .

Don de la Presse républicaine. . .

AI. ('arrrt .

AI. Leclanché .

AI. Desforges .

AI. Guillaume .

M. Baudrier .

M. le baron Jacques de Reinach. .

Les élèves du collège Chapfal . . .

M. Louis Taub .

A reporter. . . .

Total .

L’Administration demande pour 1883 un crédit de 250,000 francs, dont 125,000 seulement à la charge du Département. L’augmentation pour le Budget départemental est donc de 25,000 francs expliquée tout naturellement par l’accroissement du nombre de nos élèves.

Le crédit de 250,000 francs serait réparti comme suit .

10 Frais de séjour à riiospice, (20,000 journées

Frais de voyage et de déplacement.

30 Frais d’entretien, frais de depot. • ■ •

40 Frais de trousseau .

50 Dots d’apprentissage .

6“ Frais d’école, récompenses . • • • ■

T Frais de maladie et d’inliumation .

8» Dépenses du personnel, savoir :

1» Prime de 4 francs par an et par enfant aux Directeurs d’agence ■ • • ■ ■

2» Émoluments d’un Directeur âge

à- crèci • • • * AAfi \

I 1 Directeur .

30 École de Vil- 1 1 jardinier et (

lépreux. . • | 2 surveillants . 3,000

à rai-

5“ Émoluments d’un Inspecteur .

1 commis 1 principal 6- Personnel des 1 commis ré-

bureaux . • \ dacteur . .

1 expédition-

I naire. • • •

70 Indemnités et'travaux extraordinaires. . 3,000

A reporter.

Report . . . 239,900 »

9“ Frais de nourriture des enfants de ces écoles . . Mémoire.

10" Dépenses diverses . 10,100 »

Total ÉGAL . . . 250,000 »

Les dépenses de nourriture de Villepreux et de Montévrain s’élèveront environ à 52,000 francs. Elles seront couvertes, d’après l’estimation de l’Administration, par les recettes des écoles.

Ce qui fait, en résumé , que la dépense totale montant environ à 302,000 francs, ne coûtera au département de la Seine que la somme de 125,000 francs.

Recettes

Vente des produits des deux écoles . 52,000 »

Contribution de la Ville de Paris . 125,000 »

Contribution de l’État . 25,000 »

Ce chiffre de 25,000 francs est un minimum et la dépense est en réalité bien autrement sérieuse. Le service va fonctionner désormais régulièrement et l’Administration pourra établir avec certitude les dépenses que notre service épargne au Ministère de l’Intérieur qui ne pourra se dispenser de nous fournir une subvention représentative.

Votre Commission, Messieurs, vous propose d’approuver le projet de Budget présenté par l’Assistance publique avec les légères augmentations que votre Commission vous a proposées.

Paris, le 26 décembre 1882.

Le Rapporteur,

H. THULIÉ

PROJET DE DÉLIBÉRATION

Le Conseil général,

Vu le mémoire de M. le Préfet de la Seine, en date du 18 octobre 1882, tendant à l’inscription, au Budget de 1883, du crédit destiné à faire face aux dépenses à prévoir pour le service des enfants Moralement Abandonnés;

Vu le rapport de M. le Directeur de l’Administration générale de l’Assistance publique ;

Vu le rapport de sa 3“ Commission ;

Délibère ;

Article premier. — Il est ouvert au Budget de 1883, sous-cbap. viii, art. 35, un crédit de 250,000 francs pour dépenses du service des enfants Moralement Abandonnés.

Art. 2. — Il sera demandé au Conseil municipal de la ville de Paris une contribution de 125,000 francs.

Cette somme de 125,000 francs sera inscrite en recette au Budget départemental, au profit du service des enfants Moralement Abandonnés.

Ce service si pratiquement et si économiquement entendu, cette œuvre si rapidement installée aurait pu bien vite se doubler sans la pauvreté du Budget départemental. Il est à remarquer d’ailleurs que, persistant dans son impassibilité économique, l’État regarde majestueusement ce service utile s’établir, non-seulement sans l’encourager, alors qu’il aurait dû le fonder lui-même, mais encore sans lui rembourser les

dépenses dont il décharge ses finances. Le Directeur de l’Assistance publique, l’honorable M. Peyron, dit dans son rapport de cette année:

« La création du service a eu pour résultat d’abaisser la population des enfants internés aux frais de l’État, soit en vertu de l’article 66 du Code Pénal, soit en vertu des articles 67 et suivants.

« Il était donc bien naturel pour nous de compter sur une subvention du Ministère. Nous avons le chagrin de dire que, néanmoins, ancune réponse n’a été même faite à nos demandes pressantes.

« A défaut de la subvention, que nous étions en droit d’espérer du Service des prisons, nous avons sollicité d’être compris parmi les sociétés subventionnées par le Ministère et qui s’occupent de patronage, peut-être serons-nous plus heureux de ce côté. »

L’Assistance publique sera prudente de ne pas compter sur cette aubaine. Une société tapageuse, ayant l’air de pratiquer la charité, mais ne cherchant, en réalité, que la réclame et le fracas, aura peut-être une riche subvention pour ne rien faire, sinon pour mal faire. Mais l’Administration qui, sans se faire valoir, au milieu de mille difficultés, presque sans argent, en dehors de la loi, a si admirablement organisé ce service nécessaire, n’aura pas l’heur d’attirer l’attention des bureaucrates du Ministère et dos distributeurs de subventions. C’est le public qui a compris la grandeur et l’intérêt de l’œuvre, ce sont les particuliers qui ont apporté de l’argent pour la soutenir.

Voici le mouvement de la population en 1884; je cite le rapport du Directeur de l’Assistance publique.

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