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LE VIOLON ROUGE

Il semble que rien, pour ceux que les arts remplissent de jouissances, ne surpasse les harmonies d'Haydn et de Beethoven, de Mozart et de Weber.

Le calme de la vie champêtre, le pathétique, l'amour et les sonorités au fond des bois, les maîtres allemands les ont rendus de telle sorte et avec tant de variété, qu'il est difficile d'ajouter de nouvelles vibrations à celles mises en jeu dans leurs œuvres.

Et cependant les tendresses et les mélancolies de ces grands compositeurs sont dépassées par les diaboliques sonorités que,

pour la ijreinière fois, un marmot tire d'un violon rouge dont il râcle les cordes.

Gela, ô supplice épargné aux damnés dans les flammes, peut crisper les nerfs des gens qui n'ont pas d'enfants. Le père et la mère n'ont jamais rêvé une plus délicieuse musique.

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