GÉNIE DU CHRISTIANISME
Jésus naquit, du temps du roi Hérode, à iiethléem, dans une étable. Sans l'âne et le bœuf, qui le réchauffaient du souffle de leurs naseaux, il eût péri de froid.
Quoique l'enfant fiit venu au monde pauvrement, trois rois mages le cherchaient pour l'adorer et lui porter des présents. Une étoile filante les guida, qui s'arrêtait au-dessus d'une crèche de chétive apparence. Ce fut là que les rois mages trouvèrent la Vierge, Joseph et Jésus, autour de la tête duquel rayonnait une auréole.
Telle est la légende biblique, dont la portée n'a pu être affaiblie jusqu'à présent. Le peujde des campagnes croit encore à une tradi-
tioli que les poètes ont consignée dans des poésies naïves :
Uuand Jésus eut pris iiaisscuiei' Ilu une crèche pauvrement
Mais quel éclat répandent tout à coup ces rois venus d'Orient, porteurs d'or, de myrrhe et d'encens ! Il y a là une fusion de divin et de terrestre qui a longtemps conquis l'imagination des poètes et des peintres.
Surtout le christianisme est admirable en ce qui touche les enfants.
Les apôtres ayant demandé à Jésus q\\r\ devait être le premier d'entre eux, il lit venir un enfant et lui donna la place d'honneur. Ailleurs, sous un arbre, dans un paysage de Judée aux lignes harmonieuses, le Christ tend les bras vers des enfants attirés
par sa douce physionomie : Sinite parmlos ad me venire^ dit Jésus.