LI-: DLC D'VOHK
Dieu! si je pouvais lire!
ÉDOL'AHD.
Eli bien !
LE DUC IVVOUK.
Tout est confus.
EÜOUAIU).
Donne, donne.
LE DUC D'YOUK.
L'n instant.
ÉDOUAUD, prc'iiaiU la Uttio.
Mais je le pourrai , .noi , je le désire tant !
Richard, écoute:
.. Dépendent peut-èlre et votre vie et le succès de Ken-
treprise. ->
LE DUC D'YORK
Après.
EDOUARD
.. Au moment de l'attaque, montrez-vous aux fenêtres de la Tour; tendez les bras vers le peuple pour exciter son enthousiasme... «
LE DUC DYORK.
Bien !
270 LES E.NFAMS D'ÉDOUAUD.
ÉDOLAHD.
« Et pour (lu'on n'ose rien tenter contre vous sous ses yeux pendant la lutte qui va s'engager.... »
LE DUC n'VORK.
Mais le jour? mais l'heure?
EDOUARD
Laisse-moi donc finir.
'< Nos mesures sont prises pour demain ou pour le jour suivant; c'est encore incertain. Au reste, la veille, dans la soirée, vous entendrez sous vos fenêtres le vieil air national des Anglais, qui sera le signal de votre délivrance prochaine. Espérez, chers princes, et Dieu sauve le roi !
B0CKI^GII\M. »
LE DUC D'YORK, se jetant dans les bras d'Édo'iard.
Dieu ne veut pas qu'il meure!
Il le I rotégera.
EDOUARD
Le signal convenu , Qui! tarde !
LE DUC D-yORK.
.luscju'à nous aucun hruit n'est venu.
EDOUARD
Helas! non, l'entreprise est peut-être ajournée.
LE DUC D'YORK, t;aiemcnt.
A la Tour, >;'il le faut, encore une journée!
Al'PENDICE. 271
Nous la supporterons. Mais , plus calme à présent , Goûte enfin les douceurs d'un sommeil bienfaisant.
EDOUARD, après s'èlrc ctcndii sur le lii.
J'en ai besoin. Et toi?
LE DUC D VORK
Tu veux donc que je vienne ?
EDOUARD
Si je ne sens ta main reposer dans la mienne, Je craindrais pour ta vie.
LE DUC D'YORK
En vain j'attends.
EDOU.ARD, qui s'assoupii.
Eh birni"
LE DUC DYOHK.
C'est retardé d'un jour; non, rien, je n'enicnds rien, Mais quand je devrais prendre une peine inutile,
(S'approchanl du lit.)
Veillons jusqu'au matin. Me voici; sois tranquille. Point de réponse? Il a tant souffert aujourd'hui ! Doucement , doucement , plaçons-nous près de lui ; Un baiser sur son front î mais sans qu'il se réveille. Dors; je suis sûr de moi ; je prêterai l'oreille;
J'a.irai les yeux ouverts Réunis tous les trois.
Chaque jour nouveaux jeux ! nous n'aurons que le choix.
(On aperçoit la lueur d'une loiehc à travers l'ouverture grillée de la porte du fond.)
272 LES EM-AM\S IVLlHH Mil'.
Windsor nous reverra courant sur sa prairk', Ma première caresse à toi , mère chérie !
(Dans ce mcniont l'îiir du God save Ihe hing sc fait cnlcmlrc sous la fenêtre. Le duc rt'Vork, qui s'est élancé de sa place pnur écouter, revient en criant avec un transjiort de j'iic.)
C'est le signal , mon frère, et nous sommes sauvés ! Sauvés , mon Edouard !
ÉUOUAnD, se levant.
Ah ! ma mère !
(La poilc s'ouvre tout à coup pendant qu'ils se tiennent cnibras;és.)