CLAUDE GENOUX
EXTBAITE DE LA Biographie générait rUBLlÉB PAB MM. FIBMIM DIDOT FBÈBES.
GENOUX (Claude), littérateur et voyageur savoyard, né à Saint-Sigismond (Haute-Savoie), le 19 mars 1811. Parti de son village à rage de huit ans, en ramonant les cheminées, il apprit à lire dans un hospice, et, plus tard, se fit colporteur afin de voyager pour s'instruire. De retour d'une tournée dans le Levant, course qu'il venait de faire en qualité de mousse à bord d'un navire sarde, M. Claude Genoux vint à Paris essayer de vingt petits métiers. Successivement décrotteur, marchand de contremarques, manœuvre
vin
et cuisinier, valet de grandes et de petites maisons, dans ces diverses conditions il employait ses moindres loisirs à Vétude. A Marseille, où nous le retrouvons à Fâge de vingt ans, servant les maçons et composant des complaintes, l'idée lui vint de se faire négociait. Eiche de quinze cents francs amassés péniblement, Claude s'associa avec deux marchands piémontais et partit pour Eio-de- Ja • neiro, emportant une pacotille de quincaillerie et de sangsues. Ayant bien vendu ces marchandises et s'étant rembarqué au Brésil, pour aller dans les mers du Sud, notre voyageur fit naufrage à Tîle Juan-Fernandez, et plus pauvre que jamais il atteignit le Pérou. A Lima, Claude Genoux se fit soldat ; puis, ce métier ne lui convenant pas, il s'engagea successivement à bord de deux navires baleiniers, américain et français, qui, l'un après l'autre, lui firent faire le tour du monde. Revenu à Paris aussi léger d'argent que la première fois, M. Claude Genoux
prit un emploi de margeur à rimprimerie Paul Dupont. En 1850, il alla àChambéry rédiger le Patriote savoisien. Il dut à cette collaboration Tarrêt d'expulsion qui le frappa après le coup d'Etat du 2 décembre 1851.
De retour à Paris après trois ans d'exil, il obtint de M. Serriei^e, sur la recommandation de M. de Girardin, une place de sous-prote dans les ateliers de la Presse.
On a de Claude Genoux : Mémoires d'un Enfant de la Savoie, précédés d'une lettre-préface par Béranger; Paris, 1844, in-12; 1847, in-18; 1851 in-4^ —Les Chants de l'atelier; Paris, 1850, in-32; « c'est, dit l'auteur, mon livre de prédilection. i> On y remarque surtout Nina Vouvriere^ Rêve de bonheur. Plus heureux qu'un roi. Conseils à Cœlina , et quelques chansons satyriques. — Histoire de Savoie ; \.rmeGj ^ 1852, in-12, et Paris, 1855, in-4°. Cette histoire est puisée aux sources les plus authentiques et donne une multitude de faits nouveaux ; son plan
en est clair et bien conçu. — Le Bâillon d'ébène, rom.an publié dans la Presse, décembre 1856 et janvier 1857. — Les Enfants de J.'J. Rousseau (roman historique, sous presse). — Des articles, des poésies, dans de nombreux écrits périodiques.