‹ Les Enfants de Parents Divorcés: Étude JuridiqueChapitre 14 sur 68 · STATISTIQUES · texte numérisé non relu

STATISTIQUES

Nous reprendrons exactement les chiffres de ces dernières années qui sont particulièrement significatifs dans le mouvement qu’ils indiquent. Nous aurons les résultats suivants :

Années Mariages Divorces Proportions 1933... 315.668 20.808 — 65 Div. °/,9 Mar. ou 1 Div. p' 18 Mar. 1934... 298.482 20.414 — 68 — — 14 — 1935... 284.895 21.004 — 74 — — 13 — 1936 (1) 279.743 21.997 = 78 — — 11 — 1937 (1) 274.122 23.614 — 84 — — 11 — Par conséquent, depuis 1935, nous avons dépassé — et de combien ! — le pourcentage record des années 1921 et

1922 qui suivirent la guerre.

Parmi ces divorces, il est intéressant de connaître la proportion des foyers avec enfants qui demandent à la loi leur rupture. Nous verrons ainsi, au point de vue social, l'importance du problème que nous envisagerons.

Pour 1.000 divorces.

Enfants 1911/13(2) 1914/19(3) 1921/25 1926/30 1931/35

2 — 152 137 Atis 114 134

4 et plus — 38 30 28 23 26 1.000 1.000 1.000 1.000 1.000

Les résultats relevés, nous permettent de considérer que les foyers dissous, avec ou sans enfant, sont à peu près en nombre égal.

Par conséquent :

1° Le problème de la situation des enfants de parents divorcés mérite d’être pris en considération, puisque un divorce sur deux pose la question.

. (1) Nombres relevés dans « la Justice Sociale», 15 sept. 1938 (ceux de la S.G.F. n’ayant pas encore paru). Mêmes renseignements communiqués par «/l’Alliance Nationale ».

(2) Pour 87 départements.

(3) Pour 77 départements,

2° Le divorce intéresse l’enfance à un autre point de vue : il supprime la possibilité même de l’existence de l'enfant, puisque la moitié des unions qui se rompent légalement sont stériles (1).

() Notre problème vient donc, à cet titre, s’intégrer de façon saisissante dans un autre plus vaste et particulièrement important du point de vue national : celui de la dépopulation.

En effet, si la proportion des nouveaux mariés pour 10.000 habitants est sensiblement plus faible en 1935 : 136 qu’en 1913 : 150 — Ce mouvement de baisse s’accusant dans les années qui suivent (et ceci n’est pas étonnant car moins le mariage présente de garanties de stabilité et plus les individus le considèrent légèrement et s’en passent facilement) — Et si la proportion des divorces s’élève ; nous croyons pouvoir établir une relation entre le divorce et les résultats des recensements :

La population qui a augmenté doucement depuis 1904 (39.210.000 hab.) jusqu’en 1934 (41.950.000 hab.) est maintenant en régression, l’année 1935 subissant un excédent de décès de 17.800 et les années 1936 et 1937 de 11 à 12.000.

Le divorce nous semble agir comme une des causes de la dépopulation.

« Les régions où l’on divorce le plus sont celles où l’on naît le moins » Rouast.

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