‹ Les enfants du Duc de BerryChapitre 17 sur 57 · CHAPITRE VIII L'Opinion des Historiens · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII L'Opinion des Historiens

Après avoir étudié l'opinion des contemporains, il serait intéressant sans doute de rechercher quelle est celle des écrivains actuels; mais cette étude nous entraînerait dans des limites plus étendues que le cadre restreint de cette publication ne le comporte. La plupart des historiens et des érudits se sont bien gardés du reste d'accepter la légende du premier mariage en Angleterre. Parmi eux, je citerai le baron Imbert de Saint-Amand, M. Frédéric Masson, le marquis de Luppé, M. La Résie, M. Henry Provins, M. Thyrria, auteur de la Vie de A/™^ la duchesse de Bemj ; le baron de Maricourt, et le marquis de Belleval qui, dans son livre, intitulé : Les Bâtards de la Maison de France, indique les comtesses dlssoudun et de Vierzon comme enfants naturels du duc de Berry. Le vicomte de Poli;, si documenté sur toutes les questions de ce genre, qui se trouve maintenant

oc» LES ENFANTS DU DUC DE MEHUY.

ôtre le beau-l'itMc »U' l;i princesse de Lucingc, nous avait donné déjà son opinion, qui ne pouvait manquer dèlrc d'un grand poids, dans uno lettre adressée à l'auteur de : Pourquoi M. le comte de Chambord n'est pas monte sw le trône? « Vous me surprenez bien vivement, lui écrivait-il, en assimilant au mariage, à un sacrement, une liaison plus ou moins prolongée et plus ou moins... féconde. »

Il en est bien d'autres que je pourrais citer, que leur âge, leur situation, ou le seul hasard des circonstances a mis à même de réunir sur la question qui nous occupe de précieux renseignements qu'ils ont bien voulu me communiquer. Parmi eux, je citerai encore le baron de Mesnard, ancien diplomate et neveu du fidèle chevalier d'honneur de Madame, qui a pu recueillir tant de traditions précieuses, et M"' Harson, qui, malgré ses quatrevingt-neuf ans, a conservé une mémoire aussi lucide que dans les années de sa jeunesse. Ancienne lectrice et première femme de chambre de M"* la duchesse de Berry, elle ne l'a pas quittée depuis l'année 1832 jusqu'au 16 avril 1870, jour de la mort de la princesse, qui, la tête appuyée sur son épaule, a rendu le dernier soupir dans ses bras.

Née Eugénie Fuxans, fille du premier piqueur de M. le duc de Berry, mariée au premier maître d'hôtel

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