CHAPITRE XXII Georges Bronvn kacomé par M. Grave
Lorsqu'il a publié Georges Broivn, r avant dernier Bota'bon, M. Grave ne connaissait pas encore tous les détails relatés plus haut et n'avait pas fait encore les curieuses découvertes qui sont venues, je crois, modifier sensiblement son opinion sur ce singulier personnage. 11 en était de même lorsqu'il donnait à MM. Jules Ranson et Marins Gabion les renseignements sur lesquels il basait sa manière de voir et dont toute la presse s'était un moment émue. Il reconnaissait d'ailleurs n'avoir reçu aucune confidence de Georges Brown et s'appuyait surtout sur les particularités de son type bourbonien et ses liens de consanguinité avec les filles du duc de Berry. Voici le portrait qu'il en traçait :
« Il était assez bel homme, quoique pas très grand. Il avait le long buste des Bourbons, des jambes petites et arquées, le^ attaches solides; la
:2l'i i.ics l'.Ni'AN rs nu duc i>i; matuv.
l(Ho élail i;i'()ssc', massive, le visaj^c citloi'é, le nez busqué, la Irvro allièro. Une moustache tombant en an' de cefcle el une l)arl>iclie hianclie achevaient (le donner à sa physionomie un caractère de gravité sévère. 11 resscmbhiit étonnamment à Louis XVI. »
Pour M. Grave, c'est Louis XYJ, et pour M. Nullus, le premier de ses biographes, c'est Louis XIV descendu de son cadre. Pour l'auteur de : Pourquoi M. le comte de Chambord nest pas monté sur le trône? c'est Henri IV. De tous ces avis partagés, il résulte que M. Brown ressemblait à un Bourbon, mais qu'on ne sait pas bien lequel. Le JournciL dans son numéro du 27 août 11)02, donnait son portrait dans les dernières années de son existence, et je n'ai remarqué^ je l'avoue, aucune de ces ressemblances qui avaient frappé sûrement tous ses biographes.
J'ai eu occasion, et j'en parlerai plus loin, de voir de lui un portrait fait d'après nature au moment de sa jeunesse, et je n'ai été frappé que de la régularité de ses traits et de l'harmonie de son visage. Il est bien certain qu'il avait été fort beau et fort séduisant; mais ses traits eussent-ils eu quelque analogie avec ceux de la famille royale, que ce n'eût point été cependant, à mon avis, un argument sérieux à faire valoir. On n'a pas oublié,