‹ Les enfants du Duc de BerryChapitre 38 sur 57 · CHAPITRE XXllI Le Dossier militaire de Georges I^rown · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXllI Le Dossier militaire de Georges I^rown

C'est dans le dossier personnel de Georges Brown, que j'ai obtenu l'autorisation de consuller aux archives administratives du ministère de la Guerre, que j'ai trouvé les détails qui manquaient à Saint-Cyr, et qui nous renseignent exactement sur son court passage à l'Ecole. Les quelques pièces dont se compose ce dossier, qui jusqu'à ce jour n'avait été communiqué à personne, jettent un jour singulier sur ses aptitudes et son caractère, en même temps qu'elles nous donnent la preuve de l'ascendant incroyable que sa mère ne cessa jamais d'exercer sur sa nature molle et indolente. La première pièce nous donne son état civil, où figure à nouveau le nom de son père :

Extrait du registre de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr.

« M. Brown Granville (Georges), né à Londres le 20 février 1805, de Georges et d'Emma Brown,

-- « LES KNKANTS DU DUC DIT BEHKY,

inscrit comme ci-dessus sous )c u" 1I*J7, immatriculé à l'école sous le n" 81 !l.

« Pour extrait conforme :

« Signature illisible. »

Puis vient une lettre écrite par le ministre de la Guerre au comte de Nantouillet, et datée du 24 août 1823 :

« Monsieur le Comte, j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire pour me recommander « M. Granville^ Charles », qui désire être admis comme élève payant à l'Ecole royale et militaire de Saint-Gyr. Je vous annonce avec plaisir que j'ai de suite donné des ordres pour qu'il soit pris note de votre demande, et vous pouvez être assuré que je ferai tout ce qui dépendra de moi pour l'admission de ce jeune homme, en faveur duquel se réunissent tant de raisons particulières d'intérêt. »

Une petite note placée au bas de la minute de cette lettre nous apprend que celle de M. de Nantouillet a été retenue au cabinet du ministre, et c'est une lacune qui doit nous être sensible, car il eût été curieux de savoir quels motifs étaient invoqués par le protecteur de Brown, « en faveur duquel le ministre trouvait réunies tant de raisons

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