LK.S KNI'ANTS DU DUC DE FIKUUY
iVriuaii avec un soin si jaloux, qu'il cmi acijiiil la quasi-ceililuilo. C.c l'ut sans doute à colle époque quelle teiuarqua un cerlain changement dans ses discours ou dans son attitude, mais elle m'a déclaré pourtant que c'était un sujet que jamais son père n'avait abordé devant elle, et que jamais elle ne lui avait entendu émettre la moindre prétention touchant son origine. Ce qu'on peut supposer, c'est que celui-ci espérait trouver, dans les papiers de sa mère, les preuves de son mariage avec Georges Brown, son père, et que l'inanité de ses recherches lui avait fait supposer qu'il était en réalité, comme ses sœurs, le fils du duc de Berry.
La psychologie de Georges Brown se dégage donc plus nettement après l'étude de sa vie. Cet homme d'esprit borné, que l'élévation de ses sœurs avait laissé dans sa bourgeoisie native, en vint à se persuader peu à peu que lui aussi ne pouvait être que de souche illustre. La déférence des Mantais à son égard ne fut certainement pas sans influence sur cette autosuggestion à laquelle sa mère ne put l'encourager que par son silence. Plus il avança en âge, plus il s'enfonça dans la crédulité maladive d'une extraction royale; mais son bon sens naturel en arrêta presque toujours la divulgation sur ses lèvres, et, sauf dans quelques moments d'épanchement avec quelques in-
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limes, il eut le bonospi'il do ronrennci' (ai lui li" pseudo-secret dont il savait pertinemment qnil ni' pouvait fournir aucune preuve.
La tradition locale est qu'il était en relations avec Mgr le comte de Chambord et qu'il correspondait avec lui. On allait môme jusqu'à dire que ce dernier était venu à Mantes, et que c'était au moment du Seize-Mai qu'avait eu lieu cette visite. Chose singulière, M""' Tertre avait la môme croyance et m'avait fait les mômes affirmations 1 J'ai interrogé un secrétaire du prince, que je pourrais nommer, qui a été longtemps son chambellan à Frohsdorff et l'accompagnait en France à ce moment; il m'a répondu, comme je le supposais, qu'il avait la certitude absolue de la fausseté de cette légende, et que jamais aucun rapport d'aucun genre n'avait existé, de près comme de loin, entre le comte de Chambord et celui qu'on a voulu faire passer pour son frère.