‹ Les enfants du Duc de BerryChapitre 49 sur 57 · I.liS KNKANTS DU DUC DI') IUlIIKY · texte numérisé non relu

I.liS KNKANTS DU DUC DI') IUlIIKY

Le comte de La Koclie a eu un IVc're, né upios la mort du prince, fils posthume du duc de lierry, comme le comte de Chambord et comme Ferdinand Oreille de Carrière, et qui porta, ainsi que son aîné, les mêmes prénoms de Charles-Ferdinand ; c'est ce qui a amené quelques personnes à les confondre. Ce frère cadet, après avoir servi peu de temps en Autriche, revint en France, et fut employé au ministère de la Guerre. 11 peignait, lui aussi, comme son frère et non sans talent, et en avait fait sa carrière. Chose curieuse, ce fut le célèbre peintre Paul Delaroche qui fut son maître; c'est pourquoi, sans doute, il préféra souvent, à Fencontre de son aîné, l'orthographe du nom de son renommé confrère en art. C'est ainsi qu'il figure, à l'adresse de la rue des Chanaleilles, n° 11, dans le Dictionnaire général des Artistes français, de Bellier de la Chavignerie, en 1871. Entre autres œuvres, il exposa au Salon de 1857 les portraits de l'Empereur et de l'Impératrice, ce qui n'est pas banal pour un fils du duc de Berry, et, au Salon de 1861, le portrait d'un de ses fils, Ferdinand.

De son mariage avec iM'"' Julie-Sophie-Fidèle Dolé, il laissa deux fils. Voici l'extrait de l'acte de naissance du premier :

« L'an mil huit cent quarante-quatre, le deux janvier, est né à Paris, dixième arrondissement,

('li.ulos-FcrtliiKiiul, du sexo masculin, lils de <iharlcs-Ferdinand de La Roche el de .)ulie-Soj)liie- FidMe Dolé, son épouse. »

L'acte de naissance du second (ils est ainsi conçu :

« Acte de naissance du quatre avril mil huit cent quarante-neuf, à midi.

a Ce jourd'hui nous a été présenté Charles-Ferdinand-Jules, du sexe masculin, né le jour d'avanthier, à quatre heures du matin, rue Casimir- Périer, n" 2, lils de M. Charles-Ferdinand de La Roche, âgé de vingt-neuf ans, employé au ministère de la Guerre, et de dame Julie-Sophie-Fidèle Dolé, son épouse, sans profession, tous demeurant mêmes rue et numéro susdits. Constaté par nous, maire du dixième arrondissement de Paris, faisant les fonctions d'officier de l'état civil, sur la déclaration de M. Charles-Ferdinand de La Roche, père de l'enfant, etc., etc. »

Les deux fils de M. de La Roche, peintres comme leur père, existaient encore en 1883, le premier demeurant rue du Bac, n° 116, le second, avenue Duquesne, n" 30. Au Bottin de 1884, on ne trouve plus que l'un deux, habitant rue Chateaubriand, nMl (1).

(l) Le Curieux, tome II, p. 129 et 130.

LES ENl-'ANTS UV UUC DE BEKItY. 'i'21

Je ne m élendiai pas davaiitaj^e sur ce sujel, car le comte de La Roche, sans doute, trouvera que j'en ai Irop dit! Mais il connaît la respectueuse alTection que je lui porte, et il me pardonnera, j'esp^re, d'être venu réveiller tous ces vieux souvenirs, que sa modestie voudrait ensevelir dans l'oubli. Puisque c'est la vérité que je veux faire luire, qu'il me permette, en terminant, de rendre un discret hommage à sa mère, à cette jeune femme dont jai entrevu le portrait, où elle apparaît si charmante dans sa simplicité et où, dans un teint de lys, ses yeux bleus brillent si doucement sous ses boucles blondes! Ennemie de toute intrigue, étrangère à toute ambition, elle a voulu vivre ignorée, fidèle au souvenir de celui auquel, sans arrière-pensée, elle s'était donnée tout entière. L'intérêt n'avait jamais guidé sa conduite; l'amour seul l'avait entraînée, et l'on ne peut que s'incliner avec respect devant cette femme désintéressée et fidèle, et qu'admirer sans réserve la dignité avec laquelle elle a vécu dans la retraite, éloignée de toute intrigue, exempte de toute ambition.

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