‹ Les enfants; le livre des mères (volume 2)Chapitre 31 sur 33 · ÉPITAPHE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE

11 vivait, il jouait, riante créature.

Que te sert d'avoir pris cet enfant, ô nature ?

N'as-tu pas les oiseaux peints de mille couleurs,

Les astres, les grands bois, le ciel bleu, l'onde araère \

Que te sert d'avoir pris cet enfant à sa mère.

Et de l'avoir cacbé sous des touflFes de fleurs?

Pour cet enfant de plus, tu n'es pas plus peuplée, Tu n'es pas plus joyeuse, ô nature étoilée !

Et le cœur de la mère, en proie à tant de soins, Ce cœur où toute joie engendre une torture, Cet abtme aussi grand que toi-même, ô nature, Est vide et désolé pour cet enfant de moins !

Mai 18^5.

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