‹ Les enfants mal élevésChapitre 110 sur 125 · III. LES LECTURES · texte numérisé non relu

III. LES LECTURES

On reçoit au foyer un journal dont la seconde page, relate avec complaisance les petits scandales mondains, les procès croustilleux... On n'aime point les choses indécentes, sans être toutefois ennemi d'une certaine gauloiserie.

On achète un volume nouveau. Le livre est risqué ; c'est vrai ! mais si admirablement écrit, qu'on le garde...

Vous savez en effet, lecteurs, que les honnêtes gens (à les en croire) ne lisent pas un ouvrage immoral... Ils prennentbien connaissance de ce qu'il contient, du commencement àlafin, sans passer une seule page...; mais seulement pour voir « si vraiment c'est aussi fort qu'on l'assure 1 »

Baby grandit.

On lui a interdit de jamais lire le journal, ni les ouvrages qu'il pourrait trouver sous sa main , tout en comprenant à merveille qu'il serait plus prudent de ne pas placer le danger, si près de lui.

Un jour, les yeux des parents tombent sur un article brutal, sur une page grossière; et à l'instant, on prend une résolution énergique, devenue un devoir manifeste : on se désabonne au journal, ou l'on brûle le volume.

... Eh bien! n'est-ce pas à l'enfant qu'est dû cet assainissement moral, auquel on n'eût point songé sans lui?

Ainsi, grâce à lui, il y a déjà au foyer : !• plus de correction dans la tenue ; 2° plus de réserve dans le langage ; 3° plus de discernement dans le choix des lectures...

C'est ce que nous appelons : l'éducation des parents.

Continuons la démonstration.

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