‹ Les enfants mal élevésChapitre 113 sur 125 · VI. LES AMIS · texte numérisé non relu

VI. LES AMIS

I. — La mère de famille dont nous parlons ne reçoit, en femme sérieuse quelle est, que des personnes du meilleur monde ot d'une correction absolue.

Pourtant, deux ou trois amies font un peu tache dans cette société choisie.

Femmes honnêtes, dans la plus exacte acception du mot, elles ont le tort, elles qui sont du inonde, de se donner une peine infinie pour sembler appartenir, à ce qu'il est convenu d'appeler : le demi-monde.

Singulière ambition î Étrange coquetterie ! .

On aspire à descendre...

Observons ces visiteuses :

On ne dit rien d'indiscret, mais on parle trop haut. — Les modes sont décentes, mais tapageuses. — Le corail des lèvres n'est pas moins emprunté que les lys du visage... ; et l'incarnat des joues est aussi

factice que l'ourlet noir qui borde la paupière, devenue audacieuse.

Pourquoi reçoit-on ces amies d'hier?

On l'ignore. Il serait difficile de préciser comment on s'est lié.

Ces dames, très aimables, ont rendu visite deux (ois, trois fois : force a été de s'exécuter à son tour..

C'est ainsi que les relations se sont nouées, imposées en quelque sorte. Puis, elles ont continué comme elles avaient commencé, c'est-à-dire, sans motif.

Un jour, la mère surprend sa fillette enfarinant son frais minois, ou disposant savamment ses blonds cheveux sur son front candide, que l'art dépare et que la recherche enlaidit.

Cela suffira pour qu'à l'instant, la vigilante mère se dise : « Je n'irai plus chez mesdames X... et Y... ; « nos rapports ne signifient rien. »

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