‹ Les enfants mal élevésChapitre 115 sur 125 · VII. LA RÉGULARITÉ · texte numérisé non relu

VII. LA RÉGULARITÉ

Tant que le berceau est resté vide, le lever et le coucher du jeune ménage étaient régulièrement... irréguliers.

On prolongeait les veillées à l'excès : tantôt lisant opiniâtrement le volume commencé, tantôt consacrant une partie de la nuit à des fêtes mondaines. Le matin on se levait..., ou plutôt on ne se levait plus.

La journée était ainsi réduite outre mesure; rien ne se faisait en temps voulu.

Le désordre était complet.

Un fils survient...

Les austères devoirs de la mère passent avant tout, absorbent ses pensées et décuplent son énergie.

De son côté, le père est troublé dans son sommeil par les vagissements du nouveau-né.

La fatigue l'envahit, et, comme jamais, il apprécie les bienfaits du sommeil.

Cependant oserait-il se plaindre, quand il compare son sort à celui de sa jeune épouse ; quand il envisage, d'un côté, les angoisses et les épreuves de la maternité ; et de l'autre, la gêne seulement et les simples ennuis, qui n'empêchent pas son lot d'être privilégié quand même ?

Se plaindre serait de la lâcheté et de l'ingratitude.

Qu'adviendra-t-il ?

Avant peu de mois, on rétablira au foyer une v*e normale ; et l'on ne gaspillera pas sans motif sérieux les instants du repos.

Bientôt aussi, les repas comme les sorties se régulariseront; l'intérêt, la santé de l'enfant l'exigent.

Et baby fera connaître l'heure à sa famille... bien qu'il ne sache point encore lire le cadran.

L ÉDUCATION DES PARENTS a PAR LES ENFANTS 1 477

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