IV. — LES MOQUERIES
Plusieurs trouvent ingénieux de bafouer l'enfant sous prétexte de lui former le caractère.
Un jeune coupable, tout honteux,, pleure dans un coin
Le père va le cheicher, lui prend la tête pour la bien placer sous le jour, et, s'adressant à ceux qui l'entourent:
a Voyez comme il est joli! comme il est beau* c comme il est aimable 1 N' est-il pas charmant? p
Ainsi mis sur la seiiette, l'eniant s'aigrit, devient
méchant, eo amasse dans son cœur une rancune profonde.
Pour avoir des enfants hargneux et vindicatifs, le procédé est infaillible!
Au contraire, que l'enfant voie et sente, que c'est avec une grande tristesse et un regret sincère, qu'on se résigne à le contrister par la réprimande, ou à lui infliger une peine, s'il y a lieu; qu'on lui facilite même les moyens de cacher à tous cette peine... et il en sera touché.
On peut fort bien compatir aux chagrins du coupable, et le lui dire tendrement, sans montrer pour cela la moindre mollesse dans la correction obligée.
...Tel est le moyen de concilier ce double rôle, de juge sévère et de père affectueux.