LA CURIOSITÉ
Aussitôt que l'enfant a conscience de lui-même et « de la vie de relation », il exerce sa curiosité qui n'est autre chose, dit Fénelon, qu'un penchant de la nature allant au devant de l'Instruction .
Gela est fort exact.
« Pour ma part, dit le docteur Pujol, je considère t la curiosité, non comme un vice,, mais comme une
des qualités de l'enfant; j'aime à l'y rencontrer; je i la soutiens, l'encourage et l'utilise. •
C'est la nouveauté des objets et des tableaux qui engendre cet attrait invincible. Aussi, désireux de connaître et de se rendre compte, l'enfant tourne-t-il les yeux, tend-il l'oreille, porte-t-il les mains vers ce qui frappe ses sens.
Moralement parlant, il naît les yeux ouverts.
Un peu plus tard, maître de son activité, il élargira et multipliera ses investigations personnelles.
Il voudra apprécier ce qu'il ignore, et contrôler ce qu'on lui aura appris.
Comme une souris alerte et gentille dont on voit partout le petit nez rose, bébé est là, toujours là... Rien ne lui échappe!
Il classe dans sa tête des centaines d'idées peutêtre par semaine.
Or ces premiers jugements se graveront dans son esprit et dans son cœur.
Cire malléable qui n'a encore été marquée d'aucune empreinte, cette jeune âme retiendra fidèlement le signe qu'on y apposera.
A ce moment, la surveillance paternelle et mater Délie doit être incessante.