BAT III LUE
puis enfin , s'avançanl vers elle : « N'ctes-vous pas mademoiselle Ballhikle de Sauhr?... — Oui, Mademoiselle..., mais je n'ai pas l'avanlage... — Cela est vrai, vous ne me connaissez pas, mais moi je vous connaissais sans vous avoir jamais vue, et je vous ai de suite reconnue. — Mademoiselle, je ne suis pas habile h deviner les énigmes, dit Balhilde en riant d'un air ouverl. — Un seul mot vous en donnera la clef. Je suis élève de Mme Bréval , et dans son parloir, j'ai vu... — Ah! oui, oui, je sais... , dit Balhilde en se levant vivement; je suis enchantée. Mademoiselle, de faire voire connaissance. — J'espère qne vous la cultiverez réciproquement. Mesdemoiselles; les circonstances vous rapprochent... — Beaucoup moins que mes désirs, Mademoiselle. Si vous saviez quel souvenir Balhilde a laissé dans la pension... Je dis Balhilde tout court, lant je suis habituée à vous entendre nommer ainsi par celles qui vous ont connue. Toutes vous chérissent; et Mme Bréval ! avec quelle ardeur, quelle vivacité elle fait votre éloge, surtout quand elle raconte cette aventure où vous avez joué un si beau rôle ! Imaginez , Mademoiselle , que dans la pension de Mme Bréval se trouvait une jeune sous-maîiresse... — Mais vous ne me parlez pas de nos amies, s'écria Balhilde avec une vivacilé qui élonna Clémence et l'empêcha de voir la rougeur qui conviait le front de Mlle de Yillabelle. » Les deux élèves de Mme Bréval se lièrent aisément, et furent bientôt les meilleures amies du monde. Cependant , au milieu de ses cours , Mlle de Villabelle trouvait souvent moyen de placer l'éloge de Tinstilution de Mme Bréval, et si souvent même, que Clémence ne put s'empêcher de le faire remarquera Balhilde, en lui demandant si elle connaissait la cause de l'inlérèt que la maîtresse des cours porlait à l'inslitutrice. « Il faut sans doute qu'il y ait un motif, avait répondu Iranquillement Balhilde; mais je vous avoue que je ne l'ai pas questionnée