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dans les yeux. — Je ne sais; les enfaïUs onl (jneltiuerois leurs pelils chagrins à eux. — Esl-cc que lu es malade , Françoise? — Non, papa, je me porte Irès-bien. — Eli bien, qu'as-lu donc?... dësires-lu quelque chose? parle; tu sais bien que, si cela se peut, je te l'accorderai... Tu ne réponds pas, allons; je vois que j'ai deviné... dis, qu'estce que lu veux? — Rien, papa... d'ailleurs, ça n'est pas raisonnable... — Alors, si lu en es sûre, tu fais bien de ne pas le dire... Mais peut-être que lu le trompes... qui sait, hein?» ïassarl interrogeait ainsi sa fille, et, curieux comme un père, désirait vivement connaître ce ({u'elle pensait; mais celle-ci garda le silence; au bout de quelques instants , elle reprit : « Dis donc, père , est-ce vrai que tu as dit à mon frère que lu ferais bien tout ce que fait un menuisier, si tu le voulais? — J'ai dit ça à ton frère, parce que c'est un paresseux qui se plaint toujours de la diriicullé de l'ouvrage, et que je voulais piquer son amour-propre; mais, au fait, je crois que je le ferais bien si je l'entreprenais... — Oh! je ne crois pas, moi. — Vraiment, tu ne penses pas que je sois assez adroit pour cela? — Ah ! par exemple, ce n'est pas ce que je veux dire; je sais que tu es si adroit ! mais c'est que cela t'ennuierait. — C'est vrai que ce n'est pas amusant; mais quand on veut bien une chose !..» Puis la conversation en demeura là pour quelques minutes; bientôt Françoise reprenant la parole : « Dis donc, père, lu sais bien, Louise, la fdle de Tardif? c'est celle-là qui est heureuse ! Imagine qu'elle a tout un ménage de petite tille : la commode , le lit, les chaises, tout... Et c'est joli, si tu voyais ! Ah ! elle est bien heureuse, Louise ! — Vraiment! et qui donc lui a donné tout cela ? son père n'est pourtant pas plus riche que moi ; conmient donc a-t-il fait pour lui acheter tant de choses? — Ah ! il ne l'a pas acheté non plus ; c'est lui qui a tout fait , lui-même. —Mais il n'est ni ébéniste ni menuisier. — Non ; mais il est si adroit, et puisquand on veut