‹ LES ENFANTS PERDUS DU ROMANTISMEChapitre 5 sur 57 · Vie Parisienne^ 18 février · texte numérisé non relu

Vie Parisienne^ 18 février

là était Victor Hugo) lui adressa immédiatement rincroyable réponse qui suit :

Ma gloire. Monsieur (si j'en ai une), est moins dans ce que je dis que dans ce qu'on me répond, moins dans ma voix que dans mes échos. Vous suffiriez à vous seul pour le prouver. Je ne sais pas si je suis un poète, mais je sais que vous en êtes un...., etc..

Maxime du Camp eut la rare bonne fortune de posséder un ami sûr, sincère et clairvoyant, un de ces êtres de l'affection desquels on peut dire qu'elle est, mieux que Tamitié d'un grand homme, un bienfait des dieux ; — le poète Ausone de Chancel, dont nous aurons à reparler et qui lui dessilla les yeux d'un geste rude, mais salutaire.

l*auvre petit, lui dit-il, il n'est vraiment pas permis de se moquer aussi emphatiquement d'un enfant. Si Hugo a lu les vers il les a trouvés misérables ; il te dit qu'ils sont beaux, il te verse un verre de son plus gros éloge, il te grise, et fait de toi un claqueur pour son prochain drame. J'ai vu plus de cinquante lettres pareilles à celles-ci, écrites par lui à des morveux sans rime et sans césure. 11 est coutumier du fait, pourvu qu'il soit adoré que lui importe l'adorateur ^,

M. Edmond Biré a renchéri sur ce reproche en écrivant que Victor Hugo était, en la matière, d'autant plus généreux, que ses éloges se trouvaient plus immérités. « Il les ménageait peu,

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