SCÈNE V
Les Mêmes, MARTHE.
MAirniE mirant précipitamment par la gauche. Mon père... an !je vous trouve ici !... Il faut que vous détruisiez mon inquiétude.
Marie... mon pérc, où est-elle?... Après votre départ, cette nuit, elle était demeurée triste, réOéchie... lorstin’au jour, elle s'en alla pleurante s'appayer sur la fenêtre et semblait regarder au dehors â travers les vitraux... tout â coup, comme saisie d'une prompte résolution... elle s’est écliappée du presbytère, sans que je puisse la retenir ou la questionner... Depuis trois grandes heures elle n’y est pas revenue...
VINCENT, V interrompant et avec épouvante. O mon Dieu! mon Dieu!...
LE uai'.Lcmai. , lui donnant la lettre de Marie. Lisez... lisez, mon père...
VINCENT, reculant en voyant la lettre.
Qu'est cela?... (// la prend en tremblant.
Après avoir lue.) Elle m'a donc oublié
Morte!...
MAKTHE. c'est impossible... mon pÎTcl...
VINCENT, vivement. N’est-ce pas? cela ne peut être... Oh! dites-moi, dites-moi, mes frères, que vous doutez encore... Ne versez plus ces pleurs qui confirment une vérité qui pour moi serait mortelle... Oui ,' Marie 1 je l’ai prise â Dieu pure comme l’agneau sans tache, et si je l’ai laissée retourner coupable auprès de lui , c’est que ma voix a perdu sa force et sa puissance... Jlais dites-moi donc un mot qui me rattache à l’espérance , car lorsque l’espérance quitte le prêtre, c’est que Dieu lui retire sa grâce... et le malheureux prêtre abandonné succombe...
LE MARÉCHAL. Couragc... courage, mon père...
yixcE\r, avec découragement. Oh! vous êtes bien sûrs de sa mort., puisque vous me conseillez... le courage... C’est donc vrai... mon Dieu ! Je n’ai plus qu’â mourir...
* Contran, le Maréchal, Vincent, Fabius.
"Contran, le Haiéetial, Vincent, Marthe, Fabias.