TROUVÉS. U
FAntl S. Mon père, il nous faut vivre pour unir nos prières. . .
VINCENT. Vivre?... oli! vous pouvez lui survivre, vous qui, rivaux hier, ne pouviez exister avec elle, ou sans elle... tiharun de vous, â cette heure, l'aime mieux calme dans
un cercueil que vivante aux bras de l'autre
Mais moi, j'ai perdu sans refuge mon enfant préféré !
MARTHE, pleurant. O mon piw!...
VINCENT, la regardant avec rlsignation.
Pleure!... pleure, pauvre Marthe... et dismoi qui .sauvera nos orphelins , quand celui qui les a recueillis ne peut les garantir.... (Ar<c ronricfion ) Kt ])OUitanl, mon Dieu...
j'ai fait le bien dans ma vie!... Alais je fus vaniteux... tu m’en punis. Seigneur... Il faut plus que la vie d’uu seul homme |K)ur accomplir l’iEuvre que j’ai commencée!... Adieu, présomptueuse es|>érance, rêve tant aimé que d'autres verront s’accomplir ! adieu, pauvres enfants!,..
LE .MARÉCHAL. Oli ! ncdése.spérozpas, mon père... courage... j’irai moi-même implorer pour eux le roi de France... j’obtiendrai des secours. ..
VINCENT. Vous ferez cela, mon frère?
LE MARÉCHAL. Je le promets; et que cet espoir vous console.... Songez qu’il leur faut un père...
VINCENT. Oh... oui, c’est d’un mauvais chrétien, n’est-cc pas , de ne pouvoir résister au malheur?... Pardonne-moi, mon Dieu, si je ne puis me résigner sans donner une larme de regret aux choses de la terre... ma famille était si belle... Oh! je lutterai... Seigneur... mais vainement... car Marie c’était l’étoile qui me guidait... Je surcombeéai sous mes efforts... son oubli sera ma mort..