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COMBUSTIBILITÉ

A ÉGALITÉ DB POTASfiS.

Âolde «ulfuriqi

ja\n\g.

mlllig.

mUlii^.

Sulfate de potasse

Très combustible.

Chlorure de potassium.

Peu combustible.

Nitrate de potasse

Très combustible.

Carbonate de potasse . . .

id.

Sans engrais

io3.o

Presque incombustible.

végété dans des sols pourvus de (.fois plus de chlore que les autres, et vaut presque tout entière à l'état de lit donner au tabac ses qualités de

ious l'influence du sulfate de potasse

potasse et ne contient pas plus d'acide

autres; l'acide a donc éii éliminé et la

inée aux acides organiques; le tabac

ustible.

ilorure doit être rejeté de la fumure du

le sulfate est employé avec le plus

le un fait analogue se passe; l'assîure se fait en nature, et chaque fois les sels potassiques riches en chlore, à voir le taux de cet élément augiterave. En voici quelques exemples :

MM. Corenwinder

:s ainsi assimilés en nature nuisent du sucre, autant qu'à sa formation ;

aussi doit-on les rejeter de la fumure des betteraves à sucre.

Si le sol a besoin de potasse, c'est à Tétat de sulfate bu de carbonate qu'on doit l'appliquer de préférence. On peut encore employer le clilorure, mais à la condition de le répandre à l'automne; les pluies d'hiver auront le temps, comme nous l'avons expliqué, d'éliminer le chlore, dont la pénétration dans la racine ne sera plus à redouter. C'est ce que démontre l'expérience suivante de M. Heidcpriem :

Pour 1000 de oendrea.

PotMM. Chlore.

Betterave avec chlorure de potassium répandu au printemps. 5o 18

Betterave avec chlorure de potassium répandu à Fautomne 53 9

Betterave sans sels potassiques 54 7

On a observé que le chlorure, employé tardivement, abaisse la teneur en fécule de la pomme de terre.

Pratique de l'épandage. — Nous n'avons à nous préoccuper ici ni de l'époque la plus favorable , ni de l'adaptation aux différentes cultures; on se reportera pour ces questions aux développements donnés antérieurement; c'est simplement la meilleure manière d'appliquer pratiquement les différents sels potassiques que nous allons envisager.

Profondeur à laquelle il faut placer les sels potassiques. — Quelle Que soit la nature du sel potassique employé, quelle que soit la culture à laquelle on le destine, à l'exception des prairies, ce n'est jamais en couverture qu'on doit appliquer cet engrais.

Quoique sa solubilité dans l'eau soit très marquée, elle ne l'est point assez, cependant, pour que la diffusion dans le sol se fasse aussi rapidement par les moyens

naturels qu'à Taide du labour. L'enfouissement par la herse ou le scarificateur n'est même pas suffisant; il y a tout intérêt à enterrer la matière aussi profondément que possible dans les couches que les racines fréquentent de préférence. Nous conseillerons donc de répandre l'engrais à la surface du sol d'une façon très uniforme, puis de l'enfouir par le dernier, ou mieux encore par Tavant-dernier labour.

Pulvérisation des sels, — Pour opérer un épandage régulier, il faut tout d'abord réduire l'engrais en poudre; les sels potassiques contiennent souvent des proportions élevées de sels magnésiens très hygroscopiques , qui absorbent l'humidité ambiante, et, lorsque la sécheresse survient, se prennent en masses plus ou moins dures. Pour prévenir ce durcissement, on recommande le mélange avec de la poussière de tourbe. Les salins de betteraves sont en rognons qui sont souvent de la grosseur du poing. Le premier soin doit être de vider les sacs sur une aire sèche et bitumée et d'écraser la masse au rouleau, au maillet ou à la batte.

Mélange avec des matières inertes, — Pour rendre Tépandage sur le sol plus uniforme, on mélange ces produits avec des matières inertes de même finesse et de même densité, de la terre sèche, par exemple, ou du sable. Ce mélange est indispensable pour les sels de potasse qui sont caustiques, comme les salins, les potasses brutes, les cendres mêmes, dont le maniement est désagréable et attaque les mains des ouvriers.

Mélange avec des engrais, — On peut aussi employer comme matière de mélange des engrais, tels que phosphate, nitrate, superphosphate, plâtre, matières organiques, etc.; on n'a à redouter aucune action nuisible, aucune double décomposition qui puisse diminuer la valeur fertilisante de la fumure.

Une exception à cette règle doit-étre faite pour les engrais potassiques contenant de la potasse à Tétat de carbonate. Ceux-ci ne doivent jamais entrer dans un mélange contenant de Pazote amnaoniacal ou de Tazote organique facilement décomposable. Nous avons eu Toccasion de parler des pertes d'ammoniaque qui peuvent se produire par le contact de ces substances azotés avec la chaux (t. II, page 192); le carbonate de potasse, qui est un alcali puissant, agirait dans ce sens aussi énergiquement que la chaux.

Nous devons signaler le mélange qu'on peut faire avantageusement de la chaux vive en poudre avec les sels potassiques contenant des sels magnésiens. Cette pratique a pour efifet de précipiter la magnésie et de former des sels de chaux moins caustiques que ceux de magnésie.

Mélange avec le fumier. — Les auteurs allemands recommandent sans réserve Pintroduction des sels potassiques et particulièrement des sels bruts, tels que kiésérite, grugite, carnallite, kaynite, dans le fumier ou dans retable même sous les pieds des animaux. Le chlorure de magnésium et le sulfate de magnésie que renferment ces produits auraient, d'après eux, une efficacité très grande pour retenir les 'vapeurs ammoniacales.

Les expériences que nous avons faites (voir t. I, p. 266; ne nous conduisent pas aux mêmes conclusions, et, à moins d'employer des doses élevées de ces sels, la fixation de l'ammoniaque par leur intermédiaire est peu importante. Nous ne saurions, d'autre part, conseiller en principe le méfengc des matières solubles avec le fumier; si les matières insolubles, telles que les phosphates naturels, gagnent par leur contact avec les matières organiques, les sels immédiatement solubles n'ont aucune modification heureuse à subir. On a.

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au contraire, des pertes à redouter; et quand on a observé les liquides chargés de principes solubles, qui s'échappent des fumiers, même dans les fermes les mieux tenues, on n'est pas tenté de donner le conseil d'introduire des sels que les eaux enlèvent facilement.

Mode d'emploi des sulfocarbonates, — Les sulfocarbonates se présentent à Tétat liquide et s'emploient par conséquent autrement que les sels solides; ils jouent un double rôle, celui d'insecticide et celui d'engrais potassique , mais c'est le rôle d'insecticide qui est prédominant; aussi, dans l'application de ce produit, se préoccupe-t-on principalement de ce dernier point de vue. L'action fertilisante, inhérente à la potasse, se manifestera quelle que soit d'ailleurs la manière dont l'application aura été faite. On a reconnu que pour que les sulfocarbonates produisent au maximum leur double effet, et principalement celui de la destruction de phylloxéra, il convenait de les diluer dans une grande masse d'eau et de les répandre ainsi au pied des souches. Le cube de terre dans lequel vivent les racines se trouve être ainsi imprégné de la solution, qui peut atteindre les insectes et qui porte en même temps la potasse au contact des organes d'absorption. On a soin de déchausser légèrement la vigne et d'établir une sorte de cuvette autour du pied, afin que le liquide ne s'en aille pas au loin. Les proportions les plus communément employées sont les suivantes : 60 grammes de sulfocarbonate dans 20 litres d'eau pour chaque pied de vigne, lorsque le nombre de pieds est d'environ 10.000 à rhectare; 120 grammes dans 40 litres d'eau, lorsque le nombre des pieds n'est que de S.ooo à l'hectare. On modifiera d'ailleurs les proportions d'insecticide suivant que la vigne est plus ou moins atteinte, et les proportions d'eau, suivant que le sol est plus ou moins hu-

raide. Il est d'ailleurs préférable de faire cette application à un moment où la terre n'est pas détrempée et où la solution peut pénétrer rapidement dans les couches profondes.

On fait tantôt des traitements d automne, tantôt des traitements de printemps; ces derniers semblent préférables; on attend que les grandes pluies soient passées; mais il faut, autant que possible, éviter de les faire à une époque trop avancée, de peur que les ouvriers ne fassent des dégâts dans le vignoble, ce qui est surtout à craindre lorsque le raisin commence à se former.

L'eau est amenée dans le vignoble par des machines, au moyen de canalisations volantes, et le sulfocarbonate est distribué, au moyen de puisettes jaugées, dans des bidons d'une capacité déterminée. Le mélange des deux liquides se fait par le jet d'eau lui-même, qui arrive avec force dans le bidon.

Doses d'engrais potassique à employer. — Si nous admettons qu'un sol manque de potasse, nous devons surtout examiner les exigences delà plante, pour déterminer la quantité d'engrais potassique qu'il convient d*appliquer. Nous avons vu que la proportion de potasse est très variable d'une récolte à l'autre, que les céréales en demandent peu , que les racines et tubercules et les légumineuses fourragères en absorbent, au contraire, de grandes quantités; il faudra donc proportionner la fumure, potassique à l'avidité des récoltes. Mais, comme les sels de potasse ne sont enlevés par les eaux de drainage que dans une proportion insignifiante, il n'y a pas trop à s'inquiéter de fourqir exactement à la culture la proportion qui lui convient. Si, en effet, on donne, au commencement de la rotation, une quantité de potasse assez élevée , celle-ci se retrouvera au moment oii les plantes les plus exigeantes oc-

;ole. Dans les terres qui ont les propriétés les plus énergiques, on peut appliquer as longtemps à l'avance; mais dans les sols irgile el d'humus, c'esi-à-dire dans les sols yeux, où les propriétés absorbantes sont il est plus prudent de ne donner la po ur la récolte de l'année, nts sels potassiques employés comme ene richesse en potasse voisine de 5o p. loo. i donc pas, sous ce rapport, de distinction

à établir entre les différents sels; ils peutployés à peu près à la même dose. Nous cette discussion les sels bruts de Stassites et d'autres produits dont la teneur en lotablement moindre; ils ne sont guère rrance, et d'ailleurs leur richesse indiquera employer. Nous n'envisageons ici que les âge est le plus commun, tels que le chlote, le nitrate.

Is contenant naturellement une petite pro- Jtasse, trop faible cependant pour la prokoltes abondantes, il suffit d'ajouier une lotasse équivalente à celle que demande la pour les céréales, la vigne, les plantes indus- ■on loo à i5o kilog. de chlorure ou de sul-

racines et tubercules, 3oo à Soo kilog. des jour les légumineuses, environ 3oo kilog. le la terre est presque entièrement dépourie, comme c'est le cas des craies de Chamsables purs, il y a intérêt à augmenter celte e la plante trouve à satisfaire largement ses

ici de faire remarquer que dans les terres rngrais se diffusent lentement, l'emploi des

doses élevées est à conseiller. Dans les terres argileuses de la Dombes, par exemple, M. de Monicault a fait cette observation intéressante, que les fumures potassiques ne donnent de bons résultats qu'à la condition d*être distribuées en fortes quantités.

Nous avons vu plus haut que la plus grande partie des sols du territoire français sont suffisamment pourvus de potasse et qu'il est inutile dès lors de leur en donner. Il convient donc de réserver cet engrais aux cas spéciaux où il peut produire un effet réel, et d'en graduer la dose suivant le degré de développement végétal dont la récolte est susceptible et suivant l'abondance des autres engrais qu'on y ajoute. Si dans les terres crayeuses de la Champagne on introduisait de fortes quantités de sels potassiques, sans y ajouter en même temps des engrais azotés, on n'obtiendrait que des résultats incomplets. En donnant les chiffres ci-dessus, nous supposons donc que le sol est suffisamment pourvu des autres éléments de la fertilité.

Si, au lieu d'employer les sels de potasse purs dont nous venons de parler, on avait recours aux salins, aux sels d'osmose, aux sels d'été des salines, aux divers sels bruts deStassfurt, on augmenterait la fumure de manière à atteindre la même dose de potasse. Mais dans ce cas il peut arriver qu'on ait à appliquer des quantités assez élevées pour que les matières étrangères qui les accompagnent se trouvent en proportion nuisible ; c'est le cas du chlorure de magnésium et du chlorure de sodium. Il faut alors observer les précautions et les règles que nous avons étudiées en parlant des époques d'emploi, afin de laisser à ces substances nuisibles le temps de s'éliminer du sol avant Tapparition de la végétation.

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