‹ Les engraisChapitre 39 sur 69 · PF.TE£MANN. WOLFF · texte numérisé non relu

PF.TE£MANN. WOLFF

Moyenne. Moyenne.

Sulfate de chaux 57.16 à 75.14 63. 80 61.7

Acide phosphorique soluble

dans le citrate 1.09 a i.Si 1.28,

.\cide phosphorique insoluble. 1.04 a 1.81 i.Bg '

Sable et silice 8.52 à 23.62 16.88 20.2

Oxyde de fer et alumine, eau

et non dosés 9.58 à 17.09 i3.33 26.1

Dans ce produit le sulfate de chaux est sous forme de précipité chimique, c'est-à-dire à un grand étatdedivi-

358 LES EiNGRAIS.

sion. La quantité d'acide phosphorique qui raccompagne augmente notablement sa valeur comme engrais.

On préconise en Allemagne son emploi en mélange avec le fumier, pour éviter les déperditions d'ammoniaque. Il est possible en effet que Tacidité de ce produit, se joignant à l'action du plâtre, puisse jouer un rôle utile dans la conservation du fumier. Nous ne crovons pas devoir insister sur une substance encore rare sur les marchés français.

Théorie du plâtrage. — Le plâtre est depuis de longues années utilisé en agriculture avec un grand succès; si tout le monde est d'accord pour reconnaître les bons effets qu'il produit dans des conditions déterminées, on l'est bien moins lorsqu'il s'agit d'expliquer les causes de son efficacité. Nous allons examiner la question du plâtrage, successivement au point de vue théorique et au point de vue pratique.

De nombreuses expériences ont été faites pour expliquer l'effet du plâtrage; certains auteurs admettent qu'il agit uniquement par la chaux, en la présentant sous une forme plus soluble et peut-être plus assimilable que le carbonate de chaux. D'autres, au contraire, attribuent son action à Tacide sulfurique et ont observé, comme l'a fait I. Pierre, que des sulfates d'une autre base, tels que ceux de soude, de magnésie, de potasse, produisent les mêmes résultats. Nous croyons qu'on aurait tort de généraliser et qu'il ne faut pas attribuer exclusivement à l'un des deux éléments du plâtre son effet utile. Tous les deux sont nécessaires à la végétation, et l'on peut admettre que tous les deux concourent à l'augmentation des récoltes; mais il est probable que tantôt l'action de la chaux prédomine, tantôt celle de l'acide sulfurique, suivant l'absence de l'un d'eux dans le sol et suivant les besoins des végétaux.

On doit donc considérer le plâtre comme un engrais à deux fins, dans lequel les effets de l'un des constituants s'exagèrent, lorsque la pauvreté du sol ou la nature de la récolte l'exige.

Examinons d'abord comment le plâtre se comporte vis-à-vis du sol, et voyons si une action indirecte, produite sur les éléments terreux, suffirait à expliquer les bons effets qu'on observe.

Réactions du plâtre dans le sol, — Le plâtre, répandu sur le sol, se dissout dans les liquides qui y circulent, à^ la manière d'un engrais salin de faible solubilité. Il a une tendance à se diffuser uniformément dans la terre, puisque les propriétés absorbantes de l'argile et de l'humus ne s'exercent point à son endroit; ni la base, ni l'acide ne sont fixés par une de ces doubles décompositions, dont la potasse et ^ammoniaque nous ont donné des exemples.

Son inertie vis-à-vis des principes absorbants et sa solubilité relativement grande dans l'eau le prédisposent à descendre dans les couches inférieures; aussi les eaux de drainage et les eaux courantes en renferment-elles toujours de fortes quantités, lorsque le sol lui-même en contient. Le sulfate de chaux, peu décomposable de sa nature, a donc une grande tendance à circuler; on peut dire qu'il ne fait que traverser le sol, cédant aux végétaux, pendant son court passage, du soufre et de la chaux , lorsqu'ils en ont besoin.

On a cependant cherché à expliquer autrement que par l'apport direct de ces deux éléments, les effets souvent considérables qu'il exerce sur la végétation.

De Saussure estime que le plâtre agit sur le terreau dont il hâte la décomposition; nous ne croyons pas à une action sensible de ce chef.

Boussingault pensait, d'après ses expériences, que

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les plantes peuvent tirer du sol, lorsqu'il a été plâtré, de bien plus grandes quantités de chaux et de potasse ; tandis que la proportion d'acide sulfurique n'augmente pas sensiblement dans leurs cendres.

Liebig admettait une action dissolvante spéciale des liquides contenant du plâtre, sur les éléments de la terre et en particulier sur les silicates; il a montré qu'une solution de plâtre mise en contact avec la terre fait entrer en dissolution des quantités de magnésie beaucoup plus grandes que ne le ferait de Peau pure, la chaux s'étant substituée à la magnésie dans la combinaison qu'elle affectait dans le sol. D'autres éléments minéraux entrent également en dissolution.

M. Dehérain a donné l'explication de quelques-uns des bons effets du plâtrage, en montrant qu'une plus grande quantité de potasse est absorbée sous son influence par les plantes. Ce savant admet que le sulfate de chaux dissous par l'eau agit sur le carbonate de potasse fixé sur les particules terreuses. Une double décomposition donne naissance à du carbonate de chaux et à du sulfate de potasse; ce dernier, étant moins retenu par le pouvoir absorbant, peut descendre dans le sous-sol et se diffuser ainsi davantage dans la masse terreuse; les racines des légumineuses, s'enfonçant à de grandes profondeurs, rencontrent de la potasse sur tout leur parcours et peuvent en tirer profit.

Liebig attribuait encore une partie des effets du plâtre à sa faculté d'absorber le carbonate d'ammoniaque; en effet., lorsque le sulfate de chaux se trouve en présence de ce dernier composé, il y a une double décomposition : le carbonate d'ammoniaque primitivement volatil se transforme en sulfate d'ammoniaque, sel fixe. Bien qu'il soit exact que le plâtre retienne le carbonate d'ammoniaque apporté par les eaux pluviales, empêche sa vo-

LES ENGRAIS. 3Gi

latilisation et absorbe rammoniaque de l'air, nous n'hésitons cependant pas à dire que ce n'est pas à son rôle de fixateur de Tammoniaque que le plâtre doit son action. On sait combien est faible la quantité d'ammoniaque contenue dans l'atmosphère; on sait aussi que le plâtre n'absorbe pas cette ammoniaque avec une énergie plus grande que la terre elle-même, qui, d'après les expériences de M. Schlœsing, peut soutirer à l'air des quantités très importantes d'ammoniaque. D'ailleurs, il ne paraît pas que son rôle de fixateur de l'azote soit prépondérant ; en effet, le plâtre s'applique de préférence aux cultures reconnues pour demander le moins de fumures azotées, et il est sans résultat sur celles qui en demandent le plus.

On a encore pensé que le plâtre favorise la nitrification.

Nous ne savons pas au juste dans quelle mesure ces diverses actions peuvent intervenir; mais nous pensons qu'elles sont seulement accessoires. Suivant nous, l'action prédominante du plâtre est bien celle des engrais proprement dits, qui consiste à apporter au sol des substances que celui-ci ne contient pas en quantité suffisante pour les besoins des récoltes. Le plâtre pourrait être placé à côté du phosphate de chaux ; comme ce dernier, il apporte deux éléments, l'acide sulfurique et la chaux, et on est souvent embarrassé de dire auquel des deux il doit sa principale action.

S'il y a beaucoup de sols qui manquent de chaux, il y en a beaucoup aussi qui manquent d'acide sulfurique ; le soufre étant un des éléments des plantes, et pouvant être considéré à ce titre comme indispensable à la production végétale, c'est, au moins dans beaucoup de cas, au soufre que le plâtre doit son activité. Ce n'est donc pas exclusivement un amendement calcaire; nous devons le considérer au double point de

vue de Tapport du soufre et de l'apport de la chaux.

Le plâtre envisagé comme engrais calcaire. — La première action manifeste du plâtre sera de fournir aux récoltes la chaux dont elles peuvent avoir besoin* Envisagé seulement comme engrais à base de chaux, on peut placer le plâtre parmi les plus efficaces des engrais calcaires; nous savons, en effet, qu'il se diffuse rapidement dans le sol en vertu de sa solubilité, et qu'il est par suite dans les meilleures conditions d'assimilabilité pour les racines des végétaux.

Nous devons nous demander si le plâtre pourrait avantageusement être substitué aux autres engrais calcaires, chaux et marne. La considération de prix permettrait seule de conclure d'une façon négative. Mais il en est une autre plus importante qui s'oppose à cette substitution.

A la chaux et à la marne nous avons pu attribuer la dénomination générale d'amendement; nous ne pouvons pas l'appliquer au plâtre. En effet, le terme d'amendement convient spécialement aux substances qui modifient le sol dans sa nature, qui le transforment au point de vue de ses aptitudes physiques et qui le rendent susceptible d'acquérir des propriétés chimiques nouvelles. A ce titre, la chaux, sous la forme caustique ou carbonatée, constitue un véritable amendement, modifiant les qualités et les fonctions de la terre. Il n'en est pas ainsi du plâtre qui, apportant simplement les cléments qu'il renferme, comme le fait le phosphate de chaux, constitue un engrais chimique proprement dit.

Le plâtre, quoique contenant de la chaux, n'agit pas de la même façon que les vrais amendements calcaires, chaux caustique, marne, etc. Il est vrai que dans les sols manquant totalement de chaux, il apporte avec lui cet élément, que les plantes trouvent alors

à leur disposition. Mais nous avons vu que les amendements calcaires agissent surtout en produisant Thumate de chaux, en saturant les terres acides, en permettant la décomposition et la nitrification des matières organiques, en augmentant le pouvoir absorbant du sol. Aucune de ces importantes fonctions ne se retrouve dans le plâtre, qui ne peut donc pas être assimilé aux amendements calcaires.

Dans les sols très riches en matières organiques, où la chaux et la marne ont une action fertilisante si énergique, le sulfate de chaux resterait complètement inerte ; et même, là où l'aération est insuffisante , comme c'est souvent le cas dans les terres acides ou mal assainies , il se transformerait en sulfure de calcium par une véritable réduction et donnerait ainsi naissance à un composé dont l'action pernicieuse sur la végétation est bien connue. Dans des sols pareils, ainsi que dans toutes les terres très humides, il ne produirait que des effets nuisibles.

Le plâtre ne peut donc pas être assimilé aux engrais calcaires étudiés plus haut; la chaux qu'il contient agit seulement d'une façon directe comme aliment du végétal.

Ce serait donc une erreur de croire que le plâtrage peut être substitué au chaulage ou au marnage, et qu'il modifie les sols dans leur constitution physique et dans leur fonction chimique.

Le plâtre envisagé comme engrais sulfurique, — Nous devons, à présent, examiner le plâtre comme engrais sulfaté, en recherchant tout d'abord quelle est rimportance de l'acide sulfurique dans l'alimentation végétale.

L'acide sulfurique est une combinaison de soufre et d'oxygène (SO^); c'est un acide énergique qui se combine

w^jTar*

facilement aux bases, chaux, magnésie, potasse, pour former des sulfates. On rencontre, dans les produits de rincinération de tout végétal, des proportions plus ou moins grandes de sulfates. Une partie de ces sulfates existent tout formés dans le végétal; mais sous cet état on peut dire qu'ils ne sont là qu'accidentellement et ne. jouent pas un rôle essentiel. L'acide sulfurique que révèlent les analyses chimiques provient aussi et surtout de Toxydation du soufre qui, accompagnant la matière quaternaire, fait partie intégrante de la substance azotée et Joue sous cet état un rôle comparable à celui du phosphore, puisque, comme ce dernier, il entre dans la constitution même des principes essentiels de la vie des plantes. On trouve, du reste, le soufre et le phosphore associés à la matière azotée, aussi bien dans le règne animal que dans le règne végétal.

La répartition de l'acide sulfurique dans nos principales récoltes présente donc de Tintérêt ; voici quelques chiffres à ce sujet :

Acide iiulfnriquc pour 100.

Graiu. Paille

Céréales 0.02 à o.o5 o. 10 à 0.27

Légumineuses cultivées pour leurs

graines 0.08 à 0.28 0.02 à 0.28

Plantes industrielles diverses 0.01 à o.i? 0.20 à 0.34

lUcincK. Fenilhv.

Plantes a racines et à tubercules o.o3 à 0.08 0.1 1 à o.3o

Plantes fourragères graminées, en vert 0.02 à 0.12

Plantes fourragères légumineuses, en vert. o.i5 à 0.37

Si on calcule l'exportation moyenne d'acide sulfurique par hectare, on arrive aux résultats suivants :

LES ENGRAIS. 36t>

Moyenne kil. kil.

Céréales 4a ii 5.8

Légumineuses graines id. ô.i

Plantes industrielles 2 à 12 7.0

— à racines 29 à 95 43.4

— à tubercules 10 à i3 12.0

— fourragères graminées 4 à 20 14. i

— — choux » 57.0

— — légumineuses.. 7 à 37 17.1

Les quantités d'acide sulfurique enlevées par les récoltes sont donc en général peu importantes; cependant il y a de ce chef une cause d'appauvrissement. La présence constante de cet élément dans le végétal doit nous amener à étudier si la terre en contient des proportions suffisantes.

Voici à ce sujet quelques analyses de MM. Risler et Colomb Pradel :

Aoide Bnlforiqae 1 our 1(KK) de t«rre.

Terre de Calève 0.823 à i .583

— du Lauragais 0.583

— de Blanzac (Gard) 0.583

— de la Ferté-sous-Jouarrc 2.125 à 2.38o

de Trappe traces.

— de la Touraine o

— du limon des plateaux (Chartres). . o

— d'Isigny 2.450 à 3.670

— d'Osmanville (conquise sur la mer). 7.820

— de Watînes (Nord) 0.137 à 0.240

— crayeuse de Champagne traces.

— — — traces.

Nous avons nous-mêmes constaté Tabsence d'acide sulfurique dans beaucoup de terres, et particulièrement dans les sols très calcaires.

Il ne faut pas s'étonner de la rareté de Tacide sulfuri. que; nous savons qu'il est rapidement enlevé par les eaux de drainage. N'étant pas retenus par les agents absorbants du sol, les sulfates subissent des déperditions continuelles, qui s'opposent à leur accumulation.

On est alors en droit de se demander si la fertilité n'est pas de ce chef fortement influencée; si, dans de pareils cas, les bons effets du plâtre ne doivent pas être attribués à l'apport d'acide sulfurique et s'il n'y a pas lieu de donner des sulfates, comme on donnerait des phosphates, pour introduire dans le sol un élément fertilisant qui manque. Ce n'est pas à tort qu'on s'inquiète de l'absence du soufre, et là oîi le sol en est à peu près dépourvu, il y a intérêt à appliquer du plâtre. Lorsque dans une terre l'analyse ne nous montre que de faibles traces de sulfate, lorsque, par exemple, le calcul nous conduit à admettre que le sol d'un hectare renferme moins de quelques centaines de kilog. d'acide sulfurique. l'apport du plâtre doit être conseillé, surtout si on n'emploie pas dans ces sols d'autres composés sulfatés, tels que les superphosphates, le sulfate d'ammoniaque, le sulfate de potasse , etc. En délayant les engrais chimiques avec du plâtre, comme on le fait souvent, on suit une pratique qui est utile dans les sols pauvres en sulfate.

Étant donné que le sol manque d'acide sulfurique, le plâtre est, de tous les engrais, celui que son bas prix et la facilité de son approvisionnement et de son emploi désignent le mieux pour pourvoir à l'insuffisance de la terre.

Action du plâtre sur les différentes récoltes. — Le plâtre ne se comporte pas, vis-à-vis des récoltes, d'une façon identique. Son action semble exclusivement réservée à une catégorie de plantes, et presque indépendante de la nature du sol et de la composition même des récoltes.

L'expérience a montré que le plâtre agit efficacement sur les plantes de la famille des légumineuses, et quelquefois sur les crucifères; quant aux racines, aux céréales, et en général aux plantes de la famille des graminées, elles paraissent assez indifférentes à son application.

Nous examinerons ces diverses cultures , en constatant les faits qui semblent nettement acquis, sans trop nous attacher à interpréter les résultats.

Légumineuses fourrager es. — C'est sur ces plantes que s'applique de préférence le plâtre, et c'est sur elles qu'on constate les effets les plus frappants. Les démonstrations qu'on en a faites et qu'il est facile de répéter, en semant du plâtre sur des soles de luzerne ou de trèfle, ne peuvent laisser aucun doute à ce sujet. Sous l'influence de cet engrais , on voit la végétation prendre un développement beaucoup plus grand et une vigueur qu'elle n'avait pas auparavant. C'est sur les parties foliacées qu'elle se fait surtout sentir; les feuilles s'élargissent, deviennent plus vertes et donnent à la plante un aspect luxuriant.

Nous citerons quelques résultats d'expérience, pour montrer l'influence du plâtre sur le rendement. Voici une démonstration très frappante, due à Boussingault :

kll. kil.

Foin de trèfle; partie non plâtrée... i.ioo i.ioo — partie plâtrée 5. 000 5.908

M. Pincus, en Allemagne, obtient :

kil.

Foin de trèfle; partie non plâtrée 2.1 Go

— partie plâtrée 3. 060

MM. Lawes et Gilbert, en Angleterre, arrivent aux chiffres ci-dessous :

Innée* Rai» enirnU. PlAtre.

Foin de trèfle i856 10.870 12.487

La démonstration des bons effets du plâtre appliqué aux légumineuses fourragères n'est plus à faire; la fameuse expérience de Francklin, en Amérique, a pu être mille fois répétée avec succès.

Mais il faut dire que Faction du plâtre est quelquefois plus apparente que réelle; le fourrage produit sous son influence est plus aqueux, et si la récolte à l'état vert est plus abondante, la proportion de matière sèche est souvent moins élevée. Nous citons à Tappui de cette opinion quelques chiffres empruntés à Rithausen :

Fourrage vert.

— sec

ParMllo

Pureello

non plitrCn;.

pUtréo.

qiiint.

quinr.

Lorsqu'un pareil fait se produit, le plâtrage n'a donc eu que des inconvénients, parce que le fourrage, plus chargé d'humidité, peut provoquer la météorisation; parce qu'en outre sa dessication est plus lente et plus difficile; si on ne la prolonge pas plus que celle d'un fourrage non plâtré, on voit le foin se recouvrir de moisissures, qui forment à la surface des feuilles une couche gris blanc et altèrent la qualité du produit.

Mais si la proportion d'eau contenue dans la récolte

plâtrée est généralement plus grande, il ne s'en suit pas d'habitude que la proportion de récolte réelle, c'est-àdire de récolte sèche, soit toujours inférieure* S'il en était ainsi, le plâtrage devrait être absolument condamné. Les nombreuses données pratiques montrent, au contraire, qu'à de très rares exceptions près, Taction du plâtre est réellement efficace pour augmenter les rendements de la luzerne, des trèfles, des sainfoins, des vesces.

La richesse en matières azotées s'élève par le plâtrage, ce qui donne une valeur nutritive supérieure aux fourrages plâtrés. La proportion des principes hydrocarbonés décroît, au contraire.

Plusieurs auteurs, cherchant à expliquer Taction si manifeste du plâtre sur les légumineuses, ont poussé plus loin leurs analyses. Boussingault s'est inquiété de savoir si l'augmentation de récolte est attribuable à l'action de la chaux ou bien à celle de l'acide sulfurique. En analysant les cendres des fourrages plâtrés et non plâtrés, il a obtenu pour l'ensemble de la récolte les quantités suivantes :

Sole non

Soie

Sole non

Sole

plâtrée.

plitzve.

rlâtrûei

plfttrée.

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