‹ Les engrais chimiquesChapitre 40 sur 154 · MATIÈRE AZOTÉE · texte numérisé non relu

MATIÈRE AZOTÉE

6,424 kil.

8,252 kil.

16,287 kil.

47,889 kil.

i8fiy. . .

Moyennes.

5,305 kil.

8,237 kil.

19,487 kil.

19,997 kil.

époque maintenant éloignée, a mis en lumière un fait analogue à celui que nous avons conslaté pour la canne. Afin que les rendements se maintiennent à un niveau élevé, il faut outrepasser la loi de restitution, et renouveler chaque année la dose de phosphate de chaux qu’on donne à la terre.

Ainsi, pas de doute, le phosphate de chaux est la dominante des plantes à sucre, mais son action peut se manifester de trois manières différentes :

Il augmente simplement la récolte : exemple, le navet.

D’autres fois, comme pour la betterave, il élève la richesse saccharine sans affecter la récolte.

Enfin il détermine ces deux effets à la fois, élève la récolte et produit plus de sucre : c’est le cas de la canne.

Parmi les végétaux cultivés pour la fabrication du sucre, il y en a deux qui appartiennent à la classe des arbres, et qui jouent un rôle assez important clans les régions tropicales : l’érable et le palmier.

L’érable est très-commun dans l’ouest des États- Unis où il couvre souvent des surfaces très-étendues. On le trouve aussi disséminé dans des forêts de pins, de peupliers et de frênes, à raison de 60 ou 80 pieds par hectare. L’érable croît surtout dans les sols riches. C’est un bel arbre, qui atteint la hauteur du chêne, et dont le tronc a i mètre de diamètre environ.

Pour obtenir le sucre de l’érable, on pratique une ouverture circulaire de 2 ou 3 centimètres de profondeur, à la partie inférieure du tronc. Un tuyau

incliné met cette ouverture en communication avec un vase placé immédiatement au-dessous.

L’époque la plus favorable au traitement de l’érable est le commencement du printemps, de février à avril. La quantité moyenne do sève recueillie par saison est de H3 litres, produisant 2 kilogrammes 500 grammes de sucre.

Le palmier, qui prospère dans les parties méridionales de l’Inde, fournit aussi du sucre cristallisé en grande quantité. Il est connu à Sumatra sous le nom de anaii ; c’est le cleophora de Gærtner. Ses fruits forment, par leur réunion, des grappes de 1 mètre de long (I).

Les Indiens se procurent la sève en coupant un des jets destinés à porter des fruits, et ajustent audessous un vase, une calebasse dans laquelle le liquide se rassemble. La sève est enlevée toutes les vingt-quatre heures; il suffit de l’évaporer pour en extraire le sucre, qui ne diffère en rien de celui de la canne. Le palmier commence à être productif à l’âge de six à huit ans (2).

L’importance de ces divers végétaux, comme sources industrielles de sucre, est fort inégale (3). Grâce aux dernières statistiques publiées en Angleterre, nous

(1) Boussingault, Économie rurale, t. I, p. 271.

(2) Boussingault, loc. cit.

(3) Parmi les végétaux à sucre, la vigne mériterait d’être placée au premier rang, bien que le sucre qu’elle produit soit de la glucose et qu’il soit consommé à l’état de vin, d’eau-de-vie ou d’alcool, pour les besoins de l’industrie. Mais n ayant pas fait d’expérience suivie sur la^dgne, je n’en parle que pour mémoire.

allons tenter de l’apprécier dans la mesure du possible.

Production de sucre connue 2,331,500,000 kil.

Canne 1,551,500,000 \ù\.\

Betteraves 650,000,000 I

Palmiers 100,000,000 ; Total égal. 2,331,500,000 kil.

Érable 30,000,000 \

Sorgho (sirop), 18 millions de galions..

(l) J'ai tiré les éléments de cette comparaison du tableau suivant, publié par M. Bureau, dans son rapport à l’Exposition universelle :

Betteraves.... Europe

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