SÉRIE DE LA MATIÈRE AMYLACÉE. SÉRIE DE L’IXULINE
Fécule. Insoluble dans Tnultne. Insoluble dans Feau froide, l’eau froide.
Neutre à la lu- Dévie à gauche la lumière
^ mière polari- polarisée de 25*^.
sée.
Produits déirivés :
Dextrine. Soluble dans Feau.
Dévie la lumière polarisée à droite de 1380 68.
Glucose. Dévie la lumière polarisée à droite de 56o.
Lévuline. Soluble dans Feau.
Trois variétés: A, B, C.
A, B, neutres à la lumière polarisée ; G, dévie la lumière polarisée à gauche de 260.
Glucose. Deux variétés : fj, p, lévogyres tous deux, g, pouvoir rotatoire — 99" ; p, pouvoir rotatoire — 56".
Nous avons exposé, dans le premier Entretien de 1867, comment tous les hydrates de carbone, glucoses, sucre de canne, matières amylacées, naissent de la réduction de l’acide carbonique au sein des végétaux; à ces notions nous pouvons ajouter aujourd’hui que les produits de cette réduction remarquable entre toutes forment deux séries parallèles dont les termes dévient la lumière polarisée, tantôt à droite et tantôt à gauche, et conser-
vent celte propriété, comme une empreinte ineffaçable, de leur première origine.
Terminons par quelques indications sur les caractères du glucose dérivé de la lévuline B et dont le pouvoir rotatoire égale — 56®.
La dissolution évaporée sur Tacide sulfurique dans le vide laisse une matière gommeuse, de couleur jaunâtre et sans aucune apparence cristalline. Ce glucose est très>déliquescent, soluble dans Beau en toute proportion, également soluble dans l’alcool faible, mais insoluble dans l’alcool absolu. Il exerce une action réductive très-énergique sur la liqueur de Bareswiil ; sans action sur le sulfate de cuivre à la température ordinaire, il en opère la réduction à l’ébullition.
L’acide sulfurique concentré ne l’altère pas d’abord, mais au bout de quelque temps il le change en une matière noire. A chaud, cette réaction est immédiate ; à froid, une dissolution de potasse caustique le colore à peine; à chaud, la coloration est immédiate aussi,
A froid, il détermine dans une dissolution de nitrate mercureux la formation d’un précipité blanc sans indice de réduction; sur le nitrate d’argent, même réaction. A% chaud, il se forme un dépôt d’argent métallique ; le bichlorure de mercure est changé en calomel. Avec l’acide nitrique il se transforme en acide oxalique.
Il ne contracte pas de combinaison avec le chlorure de sodium ; le sous-acétate de plomb additionné d’ammoniaque forme un précipité blanc ; ce précipité est volumineux, amorphe, à peu près insoluble dans l’eau, il se dissout dans un excès d’acétate de plomb ou de glucose.
Enfin l’eau de baryte le précipite, si on ajoute à la liqueur un excès d’alcool ; mais le précipité le redissout, si on étend la première liqueur de beaucoup d’eau.
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DU DOSA&E DES SUCRES
Je traiterai dans ce chapitre du dosage des sucres par la méthode chimique dont j’ai indiqué les principes fondamentaux dans le troisième Entretien. Je bornerai cette étude à ce seul procédé, parce qu’il est le plus expéditif, le plus facile, et lorsqu’il est bien appliqué, le plus exact.
On se souvient que cette méthode repose essentiellement sur ces trois faits :
Le sucre de canne est sans action sur la solution spéciale de cuivre, connue sous le nom de liqueur de Bareswill.
Tous les glucoses réduisent au contraire cette dissolution el en précipitent le cuivre à l’état d’oxydule (Cu^ 0).
Le sucre de canne, qui est sans action sur la solution de cuivre à la température de l’ébullition, fixe de l’eau sous l’action de la chaleur et des acides minéraux (chlorhydrique, sulfurique), et se transforme par part égale en deux sucres nouveaux : le glucose et la lévulose^ mélange qui a reçu le nom de sucre interverti.
Si l’on adopte pour le sucre de canne la formule Hii celle des glucoses sera Gt2 Qts.
Si l’on prend les équivalents H = l, 0 — 8, G = 6,
L’équivalent du sucre de canne Gt2 îîil Qit ^ 171,
Et celui des glucoses Gt2 II12 Ot2 = 180.
Par conséquent 171 grammes de sucre de canne produisent 180 grammes de glucose, ou 19 grammes de sucre de canne, i20 de gluCOSCc
Il résidtc de la fixité de ces rapports qu’au moyen de la li-
queiir cuivrique, on peut doser avec une facilité égale les glu coses et le sucre de canne : les glucoses immédiatement, et le sucre de canne après l’avoir au préalable interverti.
Comment procède-t-on à ces deux dosages? Ce chapitre a pour destination de vous l’apprendre, et comme il n’est pas destiné aux savants, je ne craindrai pas de multiplier les explications, et d’entrer dans les détails les plus circonstanciés, toutes les fois que je le croirai utile. Je me suis donné à tache de répandre dans le monde agricole l’usage des méthodes exactes de la science, et aucune peine ne me coûtera pour atteindre ce but.
Commençons par indiquer le petit matériel et les divers réactifs que le dosage du sucre exige.