‹ Les engrais chimiquesChapitre 83 sur 154 · MATÉRIEL · texte numérisé non relu

MATÉRIEL

lo Une petite lampe à esprit de vin (no 1).

2o Une pipette de Mohr (no 2) : c’est un tube vertical, divisé en centimètres cubes et en dixièmes de centimètre cube, dont une extrémité est ouverte et l’autre terminée en pointe effilée.

Entre la pointe terminale et le corps du tube divisé, on adapte un tube de caoutchouc munie d’une pince à ressort.

Cette pince fait l’office de robinet. Exerce-t-on une pression graduée sur les branches de la pince ? le liquide s’écoule par jet ou par simples gouttes, au gré de l’opérateur. On peut donc à son aide graduer avec la plus exquise délicatesse l’écoulement du liquide intérieur.

3o Support muni d’un bras articulé pour tenir la pipette suivant la verticale (no 3).

4o Trois ou quatre petits ballons de 100 centimètres cubes de capacité, pour fessai des sucres (no 4).

5o Ballons jaugés, deux de 100 centimètres cubes de capacité et deux de 200 centimètres cubes pour l’exacte mesure des liquides (no 5).

6o Un ballon de cristal jaugé de 1 litre de capacité (n® 6).

7o Deux carafes de cristal de 1/2 litre, bouchées avec un bouchon de liège qui est traversé par une pipette jaugée de 10 centimètres cubes destinée à mesurer la liqueur de cuivre (no 71.

DU DOSAGE DES SUCRES

8o Deux petites pinces de bois, pour tenir les ballons d'essai lorsqu'on les chauffe à la lampe (no 8).

Un flacon de un demi-litre dont le bouchon est traversé par

un tube effilé pour l’acide destiné à faire l’inversion du sucre de canne (n» 9).

Le dessin d’ensemble ci-dessus représente tous les organes de ce petit matériel.

hV.S ENOnAlS CniMlQL'f:Sv

HÉACTIFS.

Acide mlfarique pour V inversion. — Pour le préparer, on fait tomber par petit filet 100 grammes d’acide sulfurique dans un verre à précipité contenant 200 grammes d’eau distillée. Le mélange s’échauffe beaucoup. Lorsqu’il est froid^ on le verse dans un flacon dont le bouchon est traversé par un tube de verre effilé, comme nous l’avons indiqué pour le flacon no 9.

2o Liqueur normale de sucre à i]2 pour iOO. — On fait dissoudre 1 gramme de sucre candi pur et sec dans 50 cent, cubes d’eau distillée à laquelle on ajoute 2 cent, cubes environ de l’acide sulfurique précédent pour opérer l’inversion, on fait bouillir pendant un quart-d’heure. Cette opération doit être faite dans un petit ballon jaugé de 200co de capacité. Lorsque le liquide est refroidi, on ajoute de l’eau distillée pour compléter les 200 ce, on bouche avec le pouce et on retourne plusieurs fois le ballon, pour que la dissolution soit bien uniforme dans toutes ses parties.

Cette liqueur contient donc 1/2 pour 100 de sucre de canne à l’état de sucre interverti.

3® Liqueur cuivrique pour le dosage proprement dit.

Il faut donner à la préparation de cette liqueur une attention particulière. Pour l’obtenir, on prépare une première solution avec :

36 gr. 46 de sulfate de ciiivi e dans 140^^’ d'eau distillée.

D’autre part :

200 gr. de tartrate neutre de potasse et de soude dans 600^''* de lessive de soude caustique à 22'^ (B).

On verse la deuxième solution dans une carafe graduée de 1 litre de capacité ; on ajoute ensuite par petites parties la première solution ; enfin on complète le volume de 1 litre par une dernière ad-

DU DOSAdE DES SUCRES.

ditioii d’eau distillée dont on s’est servi au préalable pour rincer les vases qui avaient contenu les deux dissolutions de sulfate de cuivre et de larlrate double de potasse et de soude.

Si le sulfate de cuivre était bien pur, iOcc de cette liqueur exigeraient pour être réduits 0,050 de sucre de canne qui correspondent, on le sait, à 0 gr. 0526 de glucose. Mais avant d’admettre ce titre comme exact, il faut le vérifier.

Comment procéder à cet essai? Le voici :

On verse, à l’aide de la pipette graduée qui traverse le bouchon de la carafe n» 7, 10<^c de dissolution cuivrique dans un petit ballon de verre de Bohême de 100<-'c de capacité.

D’autre part on remplit la pipette de Mohr jusqu’à la division supérieure avec la solution normale de sucre à 1/2 p. 100.

Tout étant ainsi préparé, on porte rapidement à l’ébullition la liqueur cuivrique, et on y fait tomber goutte à goutte la solution normale de sucre. Après chaque effusion de liquide sucré, on fait bouillir en agitant le petit ballon ; la liqueur perd d’abord sa transparence, elle devient jaune, puis rouge, et enfin se décolore complètement. Lorsque ce moment approche après chaque addition nouvelle de liquide sucré, on place un instant le ballon sur une feuille de papier blanc, afin de saisir le moment précis où la liqueur est devenue absolument incolore. On ajoute alors une dernière goutte de liqueur sucrée pour s’assurer qu’il ne se forme pas de précipité. Ce résultat obtenu, l’essai est achevé. On lit alors sur l’échelle de la burette la quantité de liqueur employée. Supposons le nombre de divisions égal à I0<’p, on dira :

i(>c : Oa»’ 050 : : 100 : x = Onï" 050.

Le titre de la liqueur, que nous appellerons désormais liqueur normale cupro-potassique^ est donc exact. La formule que j’aj adoptée a été proposée par M. Violette, professeur de chimie à la Faculté de Lille (1). Je lui ai donné la préférence sur la liqueur de Fehling et de Mohr, parce qu’elle se conserve mieux.

(1> ViOT.KTTE, Traite da dofiarfp cIpr sitcrps, in-8'U p. V2.

LES ENGRAIS CHÏMiaUES.

Les dosages proprement dits n’étant que la répétition du premier essai, appliquons la méthode aux trois cas qui se présentent le plus ordinairement : analyse des sucres, dosage des sucres dans les tissus et les jus végétaux.

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