‹ Les ennemis de ChapelainChapitre 55 sur 122 · MORT DE C08TAR · texte numérisé non relu

MORT DE C08TAR

donner sa mémoire à Tindignation générale. Tout ceci, dans le même secret que vous m*avez demandé. Je ne voudrois pour rien qu'on sût qu'un sujet si honteux eût tant soit peu arrêté ma pensée sur lui, quand même on sauroit que je ne Taurois fait que pour vous plaire et provoqué par vous. Vous avez oublié à me mander les auteurs des épitaphes. Je pense toutefois ne me tromper pas de croit*e que vous avez fait le premier (1). »

Ainsi finirent , par la mort de Costar , les rudes tribulations de celui qui, pendant vingt-cinq ans, eut à se tenir en garde contre des hostilités sourdes ou déclarées ; qui se vit harcelé sans relâche , sans un moment de repos, et réduit à redouter toujours quelque nouvelle trahison. Mais le doux Chapelain^ comme on l'appelle souvent, avait des colères singulièrement vives; il rendait, ce me semble, dans une assez belle mesure, les coups qu'on lui portait; et si Costar, pendant sa vie, Vétrilla plus d'une fois, le Triumvir ne lui doit rien , car il ne l'a guère épargné lui-même après sa mort.

(l) Lettre du 16 juillet 1660, « à M. Du Maurier, maistre 'd'hostel du Roy, au Maurier, près La Flèche ; » II, 89.

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