‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 106 sur 146 · PUIG£>{IE · texte numérisé non relu

PUIG£>{IE

matique et puissante? Les irrésolu lions d'Agamemnon sont bien tranquilles et bien froides. Quand Ménélas paraît avec la lettre arrachée à Oronte, et adresse à son frère des reproches qui révoltent dans sa bouche, la colère du grand roi est bien modeste; il accuse bien platement Tégoïsme de Ménélas et son indigne amour pour Hélène :

Téméraire ! Mais non, je retiens ma colère, liigi'at, et sons encor que je suis votre frère.

Vous voulez réparer le désordre d'Hélène,

En donnant ù ma fille une mort inhumaine ;

Et lorsque par surprise on m'y fait consentir,

Vous osez condamner jusqu'à mon repentir.

Nommez ce repentir une fausse sagesse,

Funeste à mon honneur et fatal à la Grèce;

La vôtre est bien plus fausse en rêvant nuit et jour

A l'ingrate moitié qui rit de votre amour.

Sa honte eût dû vous faire oublier tous ses charmes,

Nous devrions rougir de vous prêter nos arme«.

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