Boileau. Ép. VU à llacine, v. D-U
Li:S POÈTES TKAGIQLES. l'J
llaltés d'ôlre ses égaux '. Oi-, le succès de la tragédie iV Alexandre fut éclatant; et bientôt parut Andromaque t|ui, au rapport d'un homme mal disposé pour lîacine, du célèbic Cliarles Perrault, « lit le même bruit à peu près que le Cid * ». Les riches promesses à' Alexandrie se trouvaient cent fois dépassées par cette pièce, brillante iiiauguralion d'un nouveau genre de tragédie. Racine prenait possession du sceptre tragique ; l'ancienne popularité de Corneille renaissait en laveur du jeune homme qui allait elTacer la trop longue vieillesse du grand poète, et balancer la gloire de sa maturité. Que devinrent les auteurs du temps (pii avaient dû au silence ou à l'alTaiblissement de Corneille et à l'absence de tout sérieux concurrent, de frivoles et fugitifs succès? Le plus célèbre et le plus gâté par le public, Quinault, se montra aussi le plus sage. Il risque encore, en lOGH, une tragédie de Pamauias ; en KiTO, il donne Bellèroplion; mais, après ces deux tentatives peu heureuses, il abandonne décidément une carrière où les succès sont devenus difliciles, et le public ne le retrouve qu'en 1672, dans un genre nouveau où son talent gracieux et élégant a tout son prix, dans l'opéra.
Les autres, bien inférieurs à Quinault, furent aussi plus obstinés. Tel est labbé lioyer ', dont la première tragédie, la Porcie romaine, est de 1036; la dernière, Judith, de 1605. « Pendant cinquante ans, dit l'abbé » d'Olivel dans son Histoire de F Académie, il a travaillé » pour le théâtre, sans (jue jamais la médiocrité du