‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 13 sur 146 · Scudcri, à propos de la Vente, s'écriait · texte numérisé non relu

Scudcri, à propos de la Vente, s'écriait

Le soleil s'est levé, disparaissez, étoiles !

i. Hommes illustres. — Vie de Racine.

;{. Nù en 1G18, mort eu IG'JS; reçu ù l'Académie française en IfiGO

» succès l'ait rebuté ; toujours content de lui-même, » rarement du public. » Cette facilité d'humeur, cette disposition à se consoler par son propre témoignage de l'indifférence des spectateurs, est confirmée par une épigramme de Furetière :

Quand les pièces représentées De Boyer sont peu Iréquentées, Chagrin qu'il est d'y voir peu d'assistants, Voici comme il tourne la chose :

Vendredi la pluie en est cause, Et dimanche c'est le beau temps.

N'était-il pas d'ailleurs excusable d'avoir pour ses œuvres quelque complaisance , quand Chapelain déclarait * qu'il voyait en lui « un poète de théâtre qui ne cédait qu'au seul Corneille » ; quan^ Boursault, dans la Satyre des satyres, le défendait contre Boileau ; quand les journaux du temps, la Gazette en vers de Robinet, le Mercure galant, ne cessaient de vanter son style et ses œuvres? Enfin, tout à fait à la lin de sa longue carrière, sa persévérance ne sembla-t-elle pas justiliée par le succès extraordinaire de sa tragédie sacrée, Judith?

Mais en dépit d'éloges que démentit, sauf une fois, l'indifférence du public, en dépit d'un triomphe qui, nous le verrons, fut éphémère, Boyer n'était pas pour llacine un concurrent bien redoutable. On en peut dire autant d'un autre auteur dramatique, compatriote et quelquefois collaborateur de Boyer, Le Clerc -, qui avait

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