Après TAgésilas
Hélas 1 M.iis après l'Altila, Holà!
Dans V Art poétique (1074) Boileau disait encore en parlant du roi;
ftuc CorncMllc, pour lui rallumant sou audace,
Soit encor lo Corneille et du Cid et d'Horace. (Cli. iv, v. 195.)
Corneille croyait bien n'avoir pas dégénéré, et l'on raconte qu'en lisjant ces vers, il s'écria; « Ne le suis-je donc plus? »
2. Tel s'est fait par ses vers distinguer dans lu ville, t Qui jamais de Lucain n'a distingue Virgile.
{Art podtiqite, cli. iv, v. 82.)
Huet raconte que Corneille exprima très-franchcnicnt devant lui cotte préférence.
JUGEMENTS GÉNÉRAUX. i »
bué à gâter le goùl du poète ; selon Brosselte ', dans les vers qu'il composa pour le portrait de Hacine, il avait écrit d'abord :
llalancer Euripide et surpasser Corneille;
puis, sur les observations de quelques personnes, il modifia le jugement en transposant les termes : «mais, )i ajouta-t-il, je ne serais point fâché que dans la .suite )) des temps quelque critique se donnât la licence de ré- » tablir mon vers de la manière que je l'avais fait. » Un passage de la Septième réflexion critique confirme celte anecdote, et montre assez de quel côté penchaient les préférences de Koilcau. « Corneille, dit-il, est celui de » tous nos poètes (jui a fait le plus d'éclat en notre « temps ; et on ne croyait pas qu'il pût jamais y avoir en » France un poète digne de lui èlre égalé. Il n'y en a » point, en effet, qui ait plus d'élévation de génie, ni >> qui ait plus composé. Tout son mérite pourtant, à » l'heure qu'il est, ayant été mis par le temps comme « dans un creuset, se réduit à huit ou neuf pièces de » théâtre qu'on admire, et qui sont, s'il faut parler ainsi, « comme le midi de sa poésie, dont l'orient et l'occident » n'ont rien valu. Encore, dans ce petit nombre de » bonnes pièces, outre les fautes de langue qui y sont » assez fréquentes, on commence à s'apercevoir de » beaucoup d'endroits de déclamation qu'on n'y voyait fi point autrefois. Ainsi, non-seulement on ne trouve » point mauvais qu'on lui compare aujourd'hui M. Ha- » cine, mais il se trouve même quantité de gens qui le n lui préfèrent. » On voit bien que Hoileau est de ces gens-là ; cependant il évite de se prononcer forraelle-