‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 4 sur 146 · XIV PUÉ FA CE · texte numérisé non relu

XIV PUÉ FA CE

justice dans les critiques qu on lui adressait, tant de malveillance et de fiel dans le ton de ses censeurs, qu'ils auront compris et excusé avec nous la douleur et l'irritation du jeune poète.

Cette animosité évidente de Fontenelle, de Segrais, de Visé, de Barbier d'Aucour, du critique anonyme des deux Iphigénies, cette mauvaise foi de Leclerc et de Pradon dans leur rivalité, toutes les imputations injurieuses des chansons que nous avons citées, expliquent surabondamment, ce nous semble, les dégoûts de Racine ; peut-être aussi légitiment-elles le titre de ce volume. Quelques juges d'une autorité considérable l'ont accusé d'exagération ; ils ont craint qu'on ne nous reprochât, par exemple, d'avoir placé parmi les ennemis de Racine M™' de Sévigné et Saint-Evremond, critique beaucoup plus équitable que la plupart de ses contemporains. Mais nous avons déclaré plusieurs fois dans notre Étude que M'"^ de Sévigné n'était point une ennemie de Racine; nous avons montré qu'elle est toujours restée en dehors des cabales qui ont affligé le poète, qu'elle n'a jamais loué ses indignes rivaux ; nous l'avons même justifiée, aptes Suard et d'autres critiques •, du mot qu'on s'obstine à lui prêter : Racine passera comme le café. Nous avons expliqué les raisons très-légitimes de ses préférences et de celles de Saint- Évremond pour leur vieil ami Corneille. L'erreur ne nous semble donc pas possible. En outre, la petite no-

1. Par exemple notre ancien maître, M. Géruiièz, dans sa Notice ■sur Racine.

DE LA DEUXIÈMK ÉDITION. xv

loi'iélé acquise aujourd'hui h cet ouvrage rendait dillilile une désignation nouvelle. Nos juges mômes ont bien voulu nous engagera conserver l'ancienne; nous osons espérer (jue le public ne sera pas moins indulgent pour un lilre ([ue sa bienveillance, jointe aux suiïrages (le la Faculté des lettres et de l'Académie française, a, on {[uelque sorte, consacré.

Avril 1805.

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