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"2. Troisif'mo dialogue. Éloquence et poésii;.
LES KN.NKMIS DK liOlLLAL. 103
» reproclio ne regarde p.as moins les pièces de Ihéàtro, n où l'on prendrait les Cyrus, les Alexandre et les Mi- > thriddh! |)Our des Céladons et dos Silrandres, s'ils » n'avaient pas une épée au (mUô. Quand on a dit que les «> auteurs de ces comédies avaient mis tous les héros do ft ranliquité à la sauce douce, il me semble qu'on m^ )) pouvait mieux dire. » Cependant Perrault se décide ailleurs à parler « des excellents hommes (jui ont été choisis i)0ur écrire les belles choses qui se font de nos jours », et, sans aller juscju'a nommer Hacine, il daigne, dans un passage sur la tragédie française, écrire une phrase générale qui peut s'ai)pliquer à l'auteur d'Andromague i'l(U' Phèdre : « Nos premiers poètes, dit-il, ont » l'ail passer des tragédies insupportables, en les donnant » comme l'œuvre de Sophocle et d'Euripide ; enfin <'sl » arrivée la Sophonisbe de Mairet, la Mariamne de Tris- » tan et les pièces de M. Corneille, le Cid, Horace, Cinna, » Polyeucte, Rodogune, et une infinité d'autres, tant du » même auteur que de quelques autres encore, qui ont » eu de si grands apjjlaudissemenls et i[u\ ont fait tant » d'honneur au théâtre français et dans la France el dans » toute l'Europe. » Cet hommage si indirect ne dut guère contenter Hacine; il ne compensait i)as la critique, cette fois bien précise, des héros de son théâtre. Si l'on en croit Niceron*, c'est pour se venger de ces procédés, qu'il 4^xcita Boileau à réfuter les Parallèles de Perrault, |)rèt à lui dire comme le prince de Conti : « Tu dors, Hrutus! » La querelle était dans toute son ardeur quand Hacine rentra dans la carrière par les tragédies A'Estlier et iVAthalie. L'aigreur de ce débat expli([ue en grande partie le nombre et l'animosité des critiques qui s'élevèrent contre ces pièces, les épigi'ammes, les chansons inju-