‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 58 sur 146 · Niccron, t. XIII · texte numérisé non relu

Niccron, t. XIII

;{. Idem, ibidem. 11 avait fait celti^ phrase : « Si locus est sacrus, » ipiarc cx|ionitis? »

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en (ireiil la célébrité : de là un redoublement d'inimitié contre eux, et une satire en vers, (publiée sous ce titre : L'Onguent pour la brûlure *. Or, dans sa lettre à Nicole, Racine avait parlé avec assez de mépris de VOnifuent pour la brûlure et des Chamillardes-, petites pièces [)olémi(iues(iui, au témoignage de Niceron, étaient ausâi un produit de la plume de Barbier d'Aucour. Ainsi, en répondant à Ilacine, Barbier n'était pas tout à fait désintéressé ; s'il vengeait Mcole, il saisissait aussi avec empressement l'occasion de se venger lui-même.

La querelle menaçait de n'en pas rester là: Racine avait répondu presque immédiatement à Dubois et à Barbier dAucour par une nouvelle lettre digue de la |)remière. Cependant la réllexion et les conseils de quelques amis le décidèrent à en arrêter l'impression. Mais quelques niois après il apprit que, dans une second édition des Lettres visionnaires^ imprimée en Hollande, on avait inséré les écrits de Dubois et deBarbier d'Aucour. .\lors il reprit sa lettre abandonnée; il la joignit à la première, les compléta par une préface non moins vive, et porta le tout à Boileau avec l'intention de publier ces nouvelles productions. L'amitié loyale et franche de lioileau sauva celte nouvelle faute à Racine. « Ces » œuvres, lui dit- il, font honneur à votre esprit, mais » elles n'en font pas à votre cœur. » Racine se rendit ^aussitôt. « Eh bien ! s'écria-t-il, le public ne verra «jamais cette lettre! » et il s'appliqua même à retirer les exemplaires de la première. La seconde ne fut imprimée avec la préfîice qu'après sa mort ^ : on l'avait trouvéedans les papiers d'un de ses parents, l'abbé du Pin.

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