‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 59 sur 146 · Publiée en · texte numérisé non relu

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-1. lirociiure contre la signature pure et simple du Formulaire, à M. Cliamill.ird, docteur en Sorbonne (1005). 3. En 1710.

m CARACTÈRK IlîUITAHLE DE RACINE.

Après celle alTaire, toul rapporl cessa enlre Racine et ses anciens maîlres. Bien qu'il n'ait pas tardé à se repentir, bien qu'il ait même reconnu publiquement ses torts avec une courageuse humilité qui ferma la bouche à ses ennemis, il n'osa songer à la réconciliation qu'après sa conversion et son mariage. Un autre fruit de la querelle, ce fut la haine que Barbier d*Aucour, beaucoup moins modéré qu'Arnaud et iNicole, voua dès lors à Racine. Le désir de venger les Lettres visionnaires le rangea parmi les ennemis littéraires du poète; et, neuf ans après l'affaire de Port-Pioyal, il saisit l'occasion d'une édition que Racine donnait de ses neuf premières pièces de théâtre \ pour publier contre lui une longue satire en vers, intitulée : Apollon vendeur (le Miihridate, ou Apollon charlatan. En lisant cette fade et plate diatribe, qui fut pourtant vantée par quelques auteurs du temps comme le modèle d'une plaisanterie Une et délicate, on ne la trouve pas sans doute indigne de la Réponse à Racine, et l'on présume que VOnguenI sur la brûlure a dû être écrit en vers de cette force. Mais il est plus diflicile de s'expliquer comment l'auteur, dans un ouvrage publié quelques années plus loi (1671), les Sentiments de Cléanthe, a pu faire preuve de jugement et de goût, saisir avec esprit et pénétration tous les côtés faibles du livre du P. Bouhours-, et réfuter diverses opinions du jésuite avec une Unesse digne des meilleures plumes de Port-Royal. 11 faut croire que la poésie n'était pas le fait de Barbier d'Aucour, et qu'il forçait son talent en le pliant à la satire et aux badinages malins ou |)rétendus tels. D'ailleurs, il a sans doute pris modèle sur les gazelles du

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