‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 60 sur 146 · E;i iloiix vohiiiii^s iii-12, 1G · texte numérisé non relu

E;i iloiix vohiiiii^s iii-12, 1G

-. Les Ëntietu'us d'Aii.sIc et il'EiKjeue.

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lemps; et si l'on compare ses vers et même sa critique aux. lettres de lîobiuet, on n'a pas de peine à les trouver inliuinient supérieurs. Kniin, au\ yeux de ceux (jui ont vanté cette satire, elle avait encore un autre mérite, celui d'attaquer et de dénigrer Racine ; et, plus peutêtre (jue les Senlinit'Hts de Cléanlhe, elle contribua h ouvrir à son auteur les portes de l'Académie, où il entra en 108;], la même année que Boileau et que la Fontaine. Cependant, à celte époque. Macine était devenu l'ami, le défenseur de Port-lloyal; on peut croire que les rapports qui unissaient Harhier d'Aucour aux bons solitaires lui lirent oublier V Apollon vcmleur de Mithridale, et ({u'cn donnant sa voix à un ancien adversaire, il acbeva l'expiation de ses torts envers ses maîtres.

La verve railleuse et la susceptibilité de Racine parurent en bien d'autres circonstances de sa vie. Louis Uacine, en avouant, d'après M, de Valincour, ce défaut de son père, en cite diiïérenls traits, et nous montre en même temps l'influence beureuse(iu'exerçasur ce point connue sur tous les autres l'amitié de Hoileau. L'njour, dans un débat littéraire, Racine, entraîné par la cbaleur de la discussion, poussa très loin la vivacité des répliques, et, dit Louis Racine, « accabla de railleries son con- » Iradicteur. — Avez- vous eu envie de me fâcher? » lui dit l'oileau à la fin de la dispute. — Dieu «m'en garde! répond son ami. — Eh bien! reprit » Boileau , vous avez donc tort , car vous m'avez « fâché. » Une autre fois, ce lut en ces termes (ju'il ramena Racine à la modération : « Eh bien ! oui, j'ai tort, » mais j'aime mieux avoir tort que d'avoir orgueilleu- » sèment raison. »

(>onnue les conseils de Roileau, les sentiments et la pratique d'une piété sévère tempérèrent celte disposition

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