I. I.cllro du H) novembre
loi a:ndromaqi:e.
jour: <■<■ Le 17 novembre Leurs Majestés eurent le divertissement d'une fort belle tragédie, par la troupe royale, en l'appartement de la Reine, où étaient quantité de seigneurs et de dames de la cour. » On ne parle pas ainsi d'une œuvre déjà connue et représentée. Nous verrons plus tard que VIphigénie fut jouée à Versailles avant de paraître sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne ; il ne serait pas étonnant que VAndromaque, « honorée des larmes » de la duchesse d'Orléans et dédiée à l'aimable princesse, eût obtenu la même faveur. La date du i 0 novembre que donnent les frères Parfaict ^ , pour la première représentation à la ville, a été justementconteslée'-; celle du 18, que propose M. P. Mesnard, semble plus plausible.
Quoi qu'il en soit, ce qui est incontestable c'est que l'apparition de la tragédie a été un grand événement littéraire.
Cette œuvre de Racine Maint autre rare auteur chagrine,
dit Robinet. La Folle querelle de Subligny donne une preuve piquante de la popularité de la nouvelle œuvre. Dans la famille où l'auteur nous transporte, il«rf/-o/«(7(/we est le sujet de toutes les conversations, de toutes les disputes ; les valets comme les maîtres ne s'occupent pas d'autre chose; on en parle au salon; on en parle aussi vivement à l'antichambre, à la cuisine, jusqu'à l'écurie. « Cuisinier, cocher, palefrenier, laquais, et jusqu'à la » porteuse d'eau, en veulent discourir. Rientôt, dit un » des personnages de la comédie, la contagion gagnera » le chien et le chat du logis. » Une maîtresse demande-