‹ Les ennemis de Racine au 17è siècleChapitre 78 sur 146 · I. Dissertation sur Alexamlre · texte numérisé non relu

I. Dissertation sur Alexamlre

■2. !btd. " Rejeter ramoiir de nos tragédies comme indignes des

et les veuves au théâtre était éloquemment réfutée par la nouvelle tragédie. Andromatjue, sans avoir une douleur tendre et précieuse, était aussi touchante et aussi tragique comme veuve et comme mère qu'Hermione comme amante. Et ne pouvait-on pas déjà opposer à Saint-Evremond l'Andromaque d'Homère et celle de Virgile, la mère d'Euryale chez le même poète, la douleur déchirante de pères infortunés comme Priam, ou Evandre, ou Mézence? Non sans doute, ce n'est pas là une critique large et libérale, réfléchie et profonde. L'auteur n'est pas descendu en lui-même ; il n'a pas interrogé avec calme et impartialité sa raison et son cœur. Il a jeté quelques traits brillants; il s'est payé de quelques grandes phrases; mais il ne nous a rien appris sur les qualités, rien sur les défauts de la tragédie qu'il juge ; et sa conclusion n'est guère moins embarrassée que tout le reste : « A » tout prendre, Racine doit avoir plus de réputation- » qu'aucun autre, excepté Corneille. » A la bonne heure: mais le critique ne paraît pas y tenir beaucoup ; le mot à tout prendre ne rend pas l'aveu bien flatteur pour Racine; les adversaires du nouveau poète ne pourront

» héros, c'est ôter ce qui nous fait tenir encore à eux p;ir un secret » rapport. J'avouerai qu'il n'y a point de sujnt où une passion générale que la nature a mêlée à tout ne puisse entrer sans peine et » sans violence. D'ailleurs, comme les femmes sont aussi nécessaire.* )) à la représentation que les hommes, il est à propos de les fairt- II parler autant qu'on peut do ce qui leur est le plus naturel et dont Il elles parlent mieux que d'aucune chose. Otez aux unes l'expression- Il des sentiments, amoureux, et aux autres l'enlretien secret où les^ Il fait enlror la confidence, vous les ré<luisoz ordinairement à des Il conversations fort ennuyeuses. Presque tous leurs mouvements. Il leurs discours, doivent être des effets de leur passion : leurs joies » leurs tristesses, leurs craintes, leurs désirs, doivent sentir un peii » d'amour pour nous plaire. » l'cut-on mieux justifier le théâtre de- Racine?

A.NDKOMAQLL. Kli!

pas en prendre ombrage et accuser Saiiil-Évreniond de trahir leur cause.

La crili(iue la plus étendue et la plus con)j)lète sur Andromaque est celle de Sublignv . I/auteur la méditée à loisir, puisqu'elle ne parut qu'en mai IG08, et il a pu facilement pendant six mois la grossir de toutes les observations, de toutes les attaques dirigées contre la tragédie. La Follv Querelle, comédie en trois actes et en prose, représentée sur le théâtre du Palais-lloyal le 18 mai 1008, (il grand plaisir à tous les ennemis de Hacine ; elle fut une douce consolation pour ceux qu'avait affligés ou alarmés le succès po[)ulaire iV Andromaque. Ilubinet se hâta d'annoncer la |)ièce, et, six jours avant la première représentation, il écrivait :

Or, une |tlunie fine et bi-lK-, Sous le nom de Folle Querelli-, En' a fail même le sujet, Qu'on dit bien tourné tout à fait, D'une petite copédie Aussi plaisante que hardie.

Et qu'etilin la troupe du roi Donnera vendredi, je crois.

Il revint à la charge, à l'époque où la Folle Querelle, complétée par une longue préface, fui publiée, « au )) Palais, chez Joli, au coin de la galerie des prisonniers » , comme Robinet a soin de l'indiquer à ses lecteurs. Nous voyons par ces vers, où l'on sent l'accent du triomphe, que l'ouvrage avait fait du bruit et causé une sensible douleur à Racine -. Apparemment, ce qui affligea surtout

1 . Il vient de parler du poème d\hidi'omaque. (Lettre du M mai 1G6S.)

* A propos do satyre, quoy !

Sous ce nom, l'on voit, bonne foy,

ïauteard' And ro m aque, ce fut l'accueil empressé fait par Molière â cette pièce. Quoiqu'il eût donné à son ancien ami de justes motifs de ressentiment, il ne s'attendait pas sans doute à cette petite vengeance. Si l'on en croit Subligny, il alla jusqu'à attribuer la comédie à Molière lui-même. C'était assurément faire beaucoup d'honneur à cette œuvre, qui n'a rien de commun avec le talent et le style du grand poète comique, et Subligny a raison de triompher dans sa préface de cette prétendue méprise : « Cette comédie, dit-il, a diverti assez de » monde dans le grand nombre de ses représentations, » et elle a même assez plu à ses ennemis pour borner » la vengeance qu'ils en ont tirée à publier que le plus « habile homme que la France ait encore eu en ce « genre d'écrire en était l'auteur, je veux dire M. do w Molière. »

Quel est le caractère de cette pièce ? On a dit que c'était la première des parodies : ainsi Subligny aurait eu l'honneur d'inventer ce genre aujourd'hui si répandu et si populaire. Cependant on se t'appelle que la tragédie du Cid fut parodiée par Boisrobert, et que cette miséjable bouffonnerie, provoquée par Richelieu, fut jouée au Palais-Cardinal par les marmitons de Son Eminence. La priorité appartientdonc à Boisrobert. En outre, le mol de parodie ne donne pas une idée très-juste de l'œuvre de Subligny. Quelques situations de sa comédie sont bien calquqes sur celles d'Andromaque, quelques scènes sont bien calculées de manière à reproduire certains passages de la tragédie, en les chargeant ; mais le plus

Icy des écrits qui sont pires Dix mille fois quo dos satyres, Et qui font au moins plus de peur, t maint et maint xavant autheur.

(Lettre du 15 septombrf 160S.)

AiNDUOMAQliE. Iti.".

soiivenl c'i'st une simple cnticjiio, connue le l'orlraitdu peintre ou la Satyre des S/ilyres de lk)iirsai;U. L'auteur, au lieu d'exprimer directement ses opinions, les met dans la bouche de ses personnages, et rend ses railleries plus vives et plus piquantes en les présentant (|uelquelois comme les éloges maladroits de sots admirateurs. Rien de plus commode que cette lactique, renouvelée de lioursaull. On donne à l'auteur qu'on décrie des prôneurs maladroits, ignorants, emportés, ou même malhonnêtes; on fait de ses adversaires des personnes pleines d'esprit, de délicat(;sse et d'honneur : entre des parties si inégales, la lutte n'est pas un instant douteuse. Les admirateurs de la pièce alla(iuéo, placés dans des situations défavorables, aiïubiés de tous les ridicules, sont facilement vaincus. .Mais les rires qu'ils provoquent atteignent-ils l'ouvrage censuré, et le critique a-t-il le droit de se targuer d'un pareil triomphe?

Telle est la première impression que fait la comédie de Subligny : on trouve que les partisans de Hacine sont trop sacrifiés, que les ennemis de la nouvelle pièce ont la part trop belle. L'auteur nous transporte dans une riche famille bourgeoise, au moment de la grande vogue (VA7ulromoqîie. Nous avons vu (juelle perturbation la tragédie jette dans cette fimiille : elle y occupe tous les esprits, y trouble toutes les têtes, et vient même traverser un mariage qui se prépare, celui d'Hortense avec Eraste, gentilhomme dont la poursuite est agréée par la mère de la jeune fille. Mais Éraste a un grand défaut aux yeux d'Hortense : il est admirateur passionné A'Audromaqne, tandis que sa fiancée trouve la nouvelle pièce pleine de défauts, et aussi faiblement conçue pour les caractères et pour l'intrigue qu'elle est mauvaise pour le style. Il a un autre tort plus grave, quoique Subligny n'y insiste pas, afin de rejeter sur la tragédie tout le

malheur d'Erasle : il n'est pas aimé, et le cœnr dilortense appartient à un rival, Lysandre, pour qui la jeune fille se montre même assez facile. Enfin, on peut reprocher encore à Eraste de perdre sa cause par sa sottise et sa honteuse ignorance, d'être un personnage grossier et brutal, et, qui plus est, un fripon : car on apprend à la fin de la pièce « qu'il doit deux fois plus <iue son bien ne vaut » ; et la mère le congédie par ces mots : « Vous avez voulu me tromper; le ciel n'a pas y> permis que vous ayez réussi. » En vérité, l'auteur donne à Racine un bien triste défenseur; il est bien injuste lorsqu'il veut rendre Andromaque coupable de ce mariage manqué, et il n'a pas le droit de conclure par la bouche d'un ami d'Éraste : « Voilà ce que t'a valu 1^ V Andromaque ;VimiG.\]LV te doit être bien obligé. »

L'intrigue de cette petite pièce est fort peu de chose ; ce n'est qu'un prétexte à des entretiens dont Andromaque fait toujours le sujet, à des situations qui permettent de critiquer et le plan, et les caractères, et le style de la tragédie. Eraste presse la conclusion de son mariage qui devait être célébré dès le soir; Ilortense repousse ses prières, en s'armant toujours de quelque trait emprunté à la pièce nouvelle : « Ah! s'écrie- t-elle, je serais aussi » bête qu'Andromaque, qui épouse Pyrrhus sur parole, » avant que d'avoir vu son fils en sûreté. » Eraste, lassé de ces faux-fuyants, s'emporte et menace : « L'heure de » notre mariage a été résolue, et puisque vous ne le » voulez point d'amitié, vous le voudrez de force; songez- » y bien. » A ce mot, Ilortense triomphe : « Ah ! ah! « voilà le songez-y bien de Pyrrhus. Après qu'il a fait le » doucereux auprès d'Andromaque, il la traite de la » même façon. » Eraste est poussé à bout, il tutoie sa maîtresse : « Ah ! cruelle, fais, fais-moi mourir, achève. » Ce tutoiement est son coup de grâce. « Achève? répond

ANDROMAQUE. It>7

> lloitensc; d'où vient encore ce tutoiement? Est-ce » (jue le titre d'amant disgracié vous a mis si fort au- >^ dossus de moi, comme celui d'ambassadeur metOreste «au-dessus de Pyrrhus?» Kl elle se retire avec ces mots: «Adieu, Pyrrhus, adieu! » Malheureux Eraste ! <|ue de raisons n'a-t-il pas pour maudire Andromaquet i.omhien lopiniàlrelé de son admiration est généreuse ! 4'l qu'il ferait sagement de suivre les conseils de son 4'ousin Alcipe, qui le blâme d'aller rompre en visière avec sa maîtresse pour une comédie 1 « Quand tu aurais » dit, lui représente roflicieux cousin, que r^wdroMm^î^ » n'est pas une des meilleures pièces du monde, il y en » a bien d'autres (lue toi qui le disent, qui n'ont pas de » maîtresses à ménager. » Et comme il est lui-même du nombre de ces juges peu enthousiastes, il prolite de l'occasion pour reprendre au long les critiques d'Ilortense.

Cependant Erasle trouve à propos un auxiliaire : c'est une certaine vicomtesse, jeune veuve qui partage ses sentiments littéraires, et (jui n'a pas nou plus d'éloignement pour sa personne. La pauvre vicomtesse n'est pas épargnée dans l'exposition : on la représente comme une sorte de précieuse, entichée de poésie et de romans, et «jui, au milieu de ses rêveries, a laissé perdre quarante mille livres de rente. Voilà le nouveau personnage qui vient défendre Andromaque ; mais ses éloges prolixes ne servent pas mieux la cause de la tragédie (|ue les j'éponses brèves et peu motivées d'Eraste. « C'est peut- » être, dit-elle, la tragédie où toutes choses sont de )> meilleur exemple; et j'y songeais encore hier en ren- » dant visite à une petite provinciale fort au-dessous de )' ma (jualité, qui eut l'insolence de m'attendre dans sa » chambre et sur son siège, au lieu de venir au-devant » de moi. Hélas ! dis-je, cela est bien éloigné de l'hoimè-

)> teté de Pyrrhus qui, loin de soulîrir qu'où amène » Oreste à son audience, le va chercher où il est, pour » savoir le sujet de son ambassade. » Elle n'est pas moins touchée « du bon exemple de cette Andromaque, qui » pleure son époux après plus d'un an, comme le premier )) jour», et elle se récrie sur la moralité de ce spectacle. Alcipe ne manque pas de répondre sur le ton de M. d"0lonne : « D'accord, madame, cela est tout à fait rare. » Au milieu de tous ces débats, les intérêts d'Eraste sont de plus en plus compromis. Au deuxième acte, nous faisons connaissance avec Lysandre , plus coupable (\\x' Andromaque des rigueurs d'Hortense envers Erasle. La tière ennemie de Racine est fort tendre avec cet amant préféré ; elle souscrit très-facilement à un projet d'enlèvement, elle prolonge très-complaisamment ce rendezvous dans lequel la surprend Eraste. Excusons-la : ce n'était peut-être qu'un artifice pour exciter la jalouse colère do son malheureux fiancé, et provoquer des reproches qu'elle repoussera victorieusement par de nouveaux emprunts à Andromaque. Eraste est las de celte pièce, qui lui amène tant de traverses. « Maudite Andromaque ! » s"écrie-t-il ; et cependant un second entretien avec la vicomtesse vient affermir son admiration chancelante et ranimer le feu de son enthousiasme. Loin de tout contradicteur, les deux partisans d' Andromaque peuvent à leur aise épancher leurs sentiments, et Eraste. si réservé en présence d'Hortense ou d'Alcipe, se répand ici en éloges malencontreux dont chacun est une criticjue. Il n'est pas jusqu'à son ignorance grossière dont le malin Subligny ne lasse une arme contre Uacine. Eraste, peu versé dans l'histoire, prend Ulysse pour un gentilhomme^ français : « C'était, dit-il, le plus lin diable qui fût en France. » La vicomtesse l'interrompt pour corriger celte erreur: a Vous voulez dire en Grèce. — En Grèce, en

ANDROMAQUK. MJ'.i

l'iancc, quinipoile? >> rôpond Erasle ; ce (jui veut dire, <lans rinlcnlion do Std)liiiiiy, (jue les personnages de Racine sont des Français habillés à la fi;ree([iie, des héros l'orniés sui' le modèle de la Clélie, où, suivant Éraste, Pyrrhus a appris son métier d'amoureux. Nous voilà loin de la préface de Maeine et du repro(!h(^ d'emportement et de grossièreté tant de fuis adressé au personnage de Pyrrhus ! Mais Suliligny n'est pas embarrassé pour si peu de chose : si Pyrrhus est emporté avec Hermione, il est galant et doucereux avec Androma(|ue, Cependant Mortensene lui a-t-elle pas reproché le « Songez-y bien?)ne s'est-clle pas raillée de sa colère et de ses menaces? son langage alors est-il encorii celui d'un Céladon''/ N'importe, il est convenu que Racine « accomniode ses héros à la sauce douce ; » l'amour de Pyrrhus pour Andromaqueest donc plein de douceur, ôc respect et de docilité.

Au début du troisième acte, les événements ont marché. Kraste a voulu déjouer les projets de Lysandrc et d'ilortense, en faisant enlever sa prétendue; mais par une erreur (jui précipite le dénoùment, au lieu d'Ilortense, c'est la vicomtesse qu'il a enlevée. Ses ennemis triomphent, et llortense lui apprend qu'elh; va épouser Lysandre. Plus que jamais, au milieu des vives discussions qui s'engagent, Advomaqiie joue son rôle. C'est par le fameux discours de Pyrrhus à Hermione que la jeune lille accueille son malencontreux amant :

Vous ne m'attendiez pas, monsieur, et je vois biei\ Que mon abord ici trouble votre entretien.

Kt elle continue, toujours en parodiant P\ rrhus : « Uui, » monsieur, j'avoue qu'o» vous avait voué la foi que je » lui voue. Une autre que moi vous dirait que sa mère

» aurait fait cela sans consulter son cœur, et que sans » amour elle aurait été engagée à vous ; mais jene veux » pas m'excuser. Si vous voulez, j'épouserai Lysandre, >) parce que je veux être traîtresse. Éclatez contre moi :

» Donnez-moi tous les noms destinés aux parjures; » Je crains voire silence et non pas vos injures, etc. »

Le pauvre Éraste n'a pas le droit de se récrier : comment peut-il trouver mauvais un compliment emprunté à la tragédie qu'il admire tant?

Battu sur les caractères et sur la conduite de l'action, réduit à reconnaître qu'il « peut y avoir dans la pièce » des choses contre les règles », il se rejette sur la beauté du style : « Au moins, dit-il, il n'y en eut jamais de » si bien écrite; l'on ne vit jamais un langage plus net » et [plus juste. » Mais, à l'instant, llortense, Lysandre, le cousin Alcipe, entreprennent de lui prouver le contraire; et comme ces ennemis à'Andromaque ont lait une profonde étude de la tragédie qu'ils trouvent si mauvaise, comme ils en savent par cœur de nombreux passages, et qu'au besoin, (( pour secourir leur mémoire troublée », ils peuvent tirer de leur poche le volume qui ne les quitte pas, nous entrons dans une critique minutieuse des vers de Racine. Les personnages occupés de si chers intérêts oublient leur rivalité et leur amour pour contester des expressions, attaquer des tournures de phrase, et traiter de galimatias des alliances de mots le plus souvent aussi heureuses que hardies.

Telle est la pièce de Subligny ; mais ces trois actes n'ont pas suffi à l'auteur pour épancher sa verve satirique. Dans sa préface, il revient à la charge ; il reprend un à un tous les défauts que sa comédie a déjà signalés. Le style surtout est pour lui l'objet d'un examen nou-

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veau i\i fort étendu; en eiïet, « il a omis beaucoup de fautes de diction, dont I'énuin<îration tult refroidi la pièce » ; mais la matière ne lui manquait pas; car o il 4MI a, dit-il, compté près de trois cents ». Sans nous <lonner, grâce à Dieu, sa liste complète, il communique au lecteur une bonne partie de son répertoire. Ouel- (jues-nnes de ces observations sont justes et llacine en a profité ; car les détails relevés par Subligny ont disparu dans la seconde édition A Andromnque ; mais beaucoup de tours nouveaux que le critique traitait de fautes (tut été maintenus avec intention par le poète. Empruntés le plus souvent au latin, dignes par leur allure dégagée et rapide d'entrer dans une langue que la méthode sévère de Vaugelas avait quelque peu embarrassée et alTaiblie, concis et brillants sans cesser d'être clairs, ils méritaient le droit de cité que Racine demandait et a con(juis pour eux. Grâce à lui, ils ont passé dans les habitudes du style poétique, et, tandis que leur hardiesse scandalise Subligny, tandis qu'il réclame contre eux au nom du bon sens et crie au galimatias, à peine songeons-nous aujourd'hui à remarquer leur force l'I leur originalité ', Cependant cette partie de la critique de Subligny est encore la moins contestable; elle rendra

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