Bolœana
± Act. V, se. 11.
BAJAZEi. <m
♦Milc'vont et font frissonner», qu'à la perfection soutenue rt nu palhéti(|iie puissant de Hacine. Mais elle n'aurait pas dû resleindre à l'agrément le mérite de la tragédie nouvelle. Elle aurait dû appliquer à la critique de liajazet le principe qu'elle professe en faveur de son vieil ami : « pardonnons-lui de méchants vers en faveur » de divines et sublimes beautés qui nous transpor- » tent. )» Les endroits « froids et faibles » qu'elle trouve dans les pièces de Racine devaient lui être pardonnes en considération de tant de beautés de sentiment, de passion et de caractères, d'un art si consommé dans la conduite de l'action, de tant de naturel et de variété, de délicatesse et d'harmonie dans le style. Si Racine eut connaissance de ces critiques, elles durent lui être plus sensibles que celles du Mercure ou de la Gazette en vers. Mais la voix des censeurs se perdait dans le bruit des doges et des applaudissements dont il était comblé. Sans se troubler de ces rares protestations, il se livra avec celte sage lenteur, ce travail patient et consciencieux, ce respect de l'art et du public qui font la supériorité des auteurs du grand siècle, à l'étude et à l'exé- «ution de son Mithridate.