Maximes sur la comédie
ancienne, ce n'est pas, comme le veut Timante, parce que Sophocle et Euripide a ont négligé le goût des dames » athéniennes et ont voulu donner des leçons à la jeu- » nesse d'Athènes », c'est que, dans la condition d'infériorité et d'isolement où la femme était placée chez les anciens, d'après les mœurs qui reléguaient la jeune fille dans rintérieur du gynécée, et faisaient du mariage une affaire où la volonté et le cœur des jeunes gens n'étaient pas consultés, les sentiments tant de fois exploités par les poètes modernes ne pouvaient même prendre naissance. Non, sans doute, on ne trouverait pas dans le drame antique l'amour élevé et chevaleresque d'une Chimène et d'un Rodrigue, d'un Sévère et d'une Pauline, d'un Xipharès et d'une Monime, ni la pure et délicate tendresse d'une Bérénice, d'une Atalide ou d'une Iphigénie ; mais on ne peut en tirer cette conclusion que les mœurs d'Athènes ou de Rome étaient supérieures à celles de nos sociétés modernes. L'amour parait aussi sur le théâtre comme dans la vie des anciens; mais tantôt c'est une passion furieuse où le corps a plus de part que l'âme, une maladie attribuée à la colère du ciel, conmie le délire dont est fatalement frappée la Phèdre d'Euripide; tantôt ce sont des attachements de jeunesse qui excluent par leur objet et leur but toute délicatesse et toute pureté, et où le mariage ne parait guère que comme réparation d'une faute déjà commise. Les tableaux qu'ils fournissent à la comédie n'auraient pas été admis sur notre théâtre. On avouera donc qu'au point de vue moral l'avantage est pour les modernes, et que les éloges de l'abbé de Villiers portent à faux.
Les admirateurs de la tragédie grecque sont plus forts quand, pour proclamer sa prééminence, ils s'appuient sur l'art : c'est là une question tout autre, et labbé de Villiers n aurait manqué, pour la développer, ni d'argu-
ments sérieux ni d'exemples concluants. Mais le théâtre grec était alors trop mal connu et de la société et peutêtre de Tauteur lui-même, pour que le critique ait profite des ressources que sa cause y aurait trouvées. Le contradicteur de limante Tinvite à changer de terrain, en déclarant « qu'il est trop ignorant pour comprendre la 9 heauté des tragédies grecques », et en avouant « qu'il » n'a pu jamais en lire une tout entière ». Timante passe donc bien vite aux modernes, et il soutient « qu'à Tex- » ception de quelques pièces qui sont toutes d'amour, » les plus belles tragédies qu'on ait vues depuis trente » ans se sont soutenues par d'autres beautés que celles- » là. » Et il cite Ândromaque et Comélie, qu'il confond assez peu justement dans une même appréciation, et a qui, dit-il, ne respirent que la vengeance; > il cite Cléopâtre, « qui n'écoute que son ambition et qui, cepen- » dant, se fait admirer comme Ândromaque et Comélie. > Il fait ressortir la terrible perplexité de Phocas, « cher- » chant un fils entre deux princes qui ne veulent point » le reconnaître pour père », et le beau caractère de Nicomède, plein de mépris pour les menaces de ses ennemis. Il se fonde encore sur les délibérations d'Auguste et de Cinna, de Sertorius et de Pompée, sur celle de Mithridate. Il affirme que ces belles scènes font le véritable intérêt des tragédies oii elles se rencontrent, de même qu'il voit tout le charme de la tragédie d'Iphigénie dans la tendresse et les embarras d'Âgamemnon, dans les larmes et la douloureuse résignation d'Iphigénie, dans le désespoir furieux de Clytemnestre.
Certes les opinions de Timante, exprimées aujourd'hui, ne rencontreraient guère de contradicteurs. Il nous est facile d'admettre avec lui que l'amour n'est pas le ressort essentiel et nécessaire de la tragédie, et que la peinture exclusive de cette passion donne à notre théâtre
une sorte d*unirormité qui nuit à Tintérét. Nous ne ferons de réserve que pour Tamour emporté, source de terribles déchirements et de Funestes catastrophes, pour Tamour d'Hermione et de Roxane, pour celui de Phèdre, que l'auteur aurait sans doute justifié dans Racine, comme il le justifie dans Euripide. Enfin, nous ne serions pas éloignés d'accepter, au moins en principe, l'exclusion de l'amour dans Iphigénie. Sans approuver TÂchille que Timante nous propose et qui serait, quoi qu'il en dise, bien mesquin et bien peu conforme à l'histoire^, nous pourrions nous en tenir à celui d'Euripide.
Mais Timante aurait-il eu aussi facilement raison auprès de ses contemporains? étaient-ce bien les beautés sévères qu'il a signalées qu'on admirait dans le théâtre de Racine et même dans celui de Corneille? Cléarque, le défenseur de l'amour, n'est-il pas beaucoup plus de son temps? Or, non-seulement il prétend que la pièce ne se soutiendrait pas sans l'amour d'Achille et d'Iphigénie, sans la jalousie d'Ériphile; mais il nous apprend qu'on a trouvé quelque puérilité dans la tendresse d'Iphigénie pour son père. Chose étrange I de nos jours on est tenté de reprocher à Théroïne de Racine trop de dignité, trop de réserve, trop de courage ; d'éminents critiques ; lui ont préféré la jeune fille d'Euripide avec son naïf
1. n voudrait qu* Achille agit par jalousie pour Agamemnon et par esprit d'indépendance. 11 regrette aussi le personnage de Ménélas, qui, ce nous semble, n*eût psft été supporté sur notre scène. H aurait voulu encore que Racine « eût tiré Oreste du berceau pour le » faire paraître sur le théâtre en âge d'agir. » Qu'aiyaient dit les partisans de l'histoire et ceux qui trouvaient déjà dans la pièce des scènes trop familières?
2. M. Villemain, Cours d'histoire de la littérature au xvin* siècle. — M. Saint-Marc Girardin, Cours de littérature dramatique, — M. Patin, Études sur les tragiques grecs.
264 IPUIGËNIË.
abandon, avec son horreur de la mort et son ardent amour pour la vie. On a regretté que Racine n'ait pu rester plus près de son modèle, et nous voyons que des contemporains lui reprochent de ne s'en être pas assez écarté ! et Tabbé de Villiers fait dire à Cléarque ces paroles singulières : « Les empressements que témoigne a Iphigénie pour être caressée de son père ne sont pas » les plus beaux endroits de la pièce, et j'ai vu bien des 9 gens qui n'approuvaient pas qu'une fille de l'âge > d'Iphigénie courût après les caresses de son père. » Qu'eût-on dit si le poète avait conservé les images familières de l'original, si, dans sa pièce, Iphigénie eût rappelé le temps heureux où^ assise sur les genoux de son père et caressant son visage, elle faisait avec lui des projets d'avenir? On voit comment Racine, si bien fait pour sentir la grâce naïve de ces détails, a été conduit à modifier Euripide, comment il a dû rapprocher ses personnages du ton et des mœurs modernes, et quelle peine il a eue, malgré ces changements, à faire accepter d'une société jalouse de l'étiquette et digne jusqu'à la roideur le pathétique simple et doux de la famille.
On peut opposer à l'abbé de Villiers d'autres exemples. Kous avons entendu Timante vanter la fameuse délibération d'Auguste et de Cinna, et placer dans les scènes de ce genre la véritable beauté de celte tragédie et de plusieurs autres. Quelle est, cependant, à cet égard, l'opinion du prince de Conli? Selon lui, « en voyant » jouer Cinna, on se récrie beaypoup plus sur toutes les D choses tendres et passionnées qu'il dit à Emilie, et sur 9 toutes celles qu'elle lui répond, que sur la clémence n d'Auguste, à laquelle on songe peu, et dont aucun des » spectateurs n'a jamais songé à faire l'éloge en sortant » de la comédie ». Timante aborde quelque part dans son entretien avec Cléarque la question des tragédies
IPHIGËNIE. 265 !
chrétiennes; il soutient « qu*elles peuvent plaire à la » cour et aux gens du monde, pourvu qu'elles soient » conduites par d'excellents auteurs qui aient assez de x> génie pour en soutenir la majesté. » A Tappui de sa Ihèse, il pourrait, ce semble, citer Polyeucte, et s'il a négligé de s'en prévaloir, c'est sans douta parce que Tamour y a une place. Mais que pense le prince de Conti de la partie chrétienne de cette belle tragédie? a II n'y a » rien, dit-il, de plus sec et de moins agréable que ce D qui est saint dans cet ouvrage, et rien de plus délicat D et de plus passionné que ce qui est profane... Y a-t-ii » personne qui ne soit mille fois plus touché de Tafflic- » tion de Sévère, lorsqu'il trouve Pauline mariée, que » du martyre de Polyeucte? » Singulier jugement qui nous confond ! En vérité, il fallait que le prince de Conti et ses contemporains allassent au théâtre le cœur bien préoccupé des idées d'amour, et qu'ils y portassent cette disposition mauvaise dont s'accuse saint Augustin et qui faisait pour lui le danger du spectacle. On sait que l'hôtel de Rambouillet condamna Polyeucte, et les sentiments de Saint-Évremond sont de tout point conformes à ceux du prince de Conti : « Ce qui eût fait, dit-il, un beau » sermon faisait une misérable tragédie, si les entre- » tiens de Pauline et de Sévère, animés d'autres senti* » ments et d'autres passions, n'eussent conservé à l'au- » teur la réputation que les vertus chrétiennes de nos » martyrs lui eussent ôtée. » 11 prend donc le contre-pied de l'opinion de l'abbé de Villiers ; il conclut en condamnant la représentation des choses saintes, a qui fait » perdre au théâtre tout son agrément », et il déclare l'esprit de notre religion c directement opposé à celui » de la tragédie ». Quelle passion la remplira donc? Nous l'avons déjà dit, l'amour; etSaint-Évremond « n'en p voit pas qui nous excite mieux â quelque chose de
t66 IPHIGËNie.
» noble et de généreux, quand il s'agit d'un honnête > amour. »
Ainsi, ces témoignages le prouvent, la théorie de Tabbé de Villiers était trop contraire à l'esprit du temps pour être appliquée, et Texpérience est venue donner un démenti formel à ses affirmations. Une tragédie, conforme en tout aux idées de Timante, fut proposée au jugement du xvu* siècle. L'amour n'y avait aucune place. La religion faisait le fond du sujet. Celui qui la mettait en œuvre, ce n'était pas un de ces poètes médiocres à qui l'abbé de Villiers ne veut pas confier l'application du nouveau système : c'était Racine lui-même, c si digne de tenter l'entreprise ». Cependant l'entreprise ne réussit pas, et cette cour dont le critique vante le goût et les lumières ne sut pas discerner les beautés supérieures à'Athalie. Quoi qu'il en soit, il faut savoir gré à Tabbé de Villiers d'avoir voulu étendre le cercle de la tragédie, sans pourtant lui demander une intrigue compliquée. Car c'est encore là un de ses mérites; il a compris cette simplicité d'action si chère à Racine, et il en fait ressortir le prix. < Il n'est pas nécessaire, fait-il » dire à un de ses personnages, que les histoires soient » merveilleuses ; la plus simple aventure peut servir » de fond à une belle tragédie , pourvu qu'elle soit » traitée avec art. Et j'approuve fort le sentiment d'un » de nos plus excellents poètes, qui dit que l'action » d'une tragédie ne saurait être trop simple. »
VIphigénie donna naissance à une autre pièce critique, bien plus agressive que celle-ci, et d'une valeur beaucoup moindre. L'auteur a gardé l'anonyme. Nous voyons seulement par la dernière page de sa dissertation qu'elle fut achevée au moment où apparaissait Ylphigénie de Le Clerc et Coras ; et le jugement de l'œuvre de Racine est suivi d'une courte appréciation de cette
IPHIGËNIË. 2G7
tragédie rivale, pour laquelle le critique, malgré ses prétentions à Timpartialité, ne peut s'empêcher de témoigner quelque tendresse.
Les Remarques sur VIphigénie commencent par des éloges pour le style de la pièce. C'est un hommage qu'on ne refusait plus au talent supérieur de Racine comme écrivain : « Rien de plus pur ni de plus proprement » écrit que ^on Iphigénie... Je regarde M. Racine » comme une des plus délicates plumes de notre D siècle. » Mais c'est à peu près le seul mérite que l'auteur reconnaisse à la tragédie; et à part le style, ren ne trouve grâce à ses yeux, ni la conception du sujets ni le développement de l'action, ni les caractères.
Sans nous arrêter à une foule d'objections mesquines et puériles, nous repousserons seulement les attaques les plus graves, et d'abord nous justifierons le caractère d'Âgamemnon.
Selon lauleur anonyme, Agamemnon est un ror mpie, un père barbare, un ambitieux sans excuse. Impie! parce que, dans les premiers transports du désespoir, il s'est révolté contre l'ordre de Diane, parce que la chair et le sang se sont troublés en lui et lui ont arraché des blasphèmes, courte inspiration de la douleur! Père barbare, ambitieux calme et résolu I lui dont les déchirements se révèlent à nous dès la première scène par ce cri sublime :
Non, tu ne mourras pas, jo n'y puis consentir !
et dont le cœur est jusqu'au bout le théâtre d'une lutte si pathétique I N'a-t-il pas envoyé Ârcas pour prévenir l'arrivée d'iphigénie, pour ordonner à la fille et à la mère de retourner sur leurs pas? Sans doute, quand elles arrivent;, frappé par ce coup « qui rompt tous les-
m IPHIGÉNIE.
> ressorts de sa vaine prudence », ébloui par Téloquence d'Ulysse, lié par le nouvel engagement qu'il vient de prendre, il semble se résigner. Sa résolution est arrêtée; elle résiste à leSusion de la tendresse d'Iphigénie ; plus tard, quand le fatal secret est dévoilé, la douleur contenue, les prières muettes, la noble résignation de la jeune fille, le désespoir déchirant de Clytemnestre ne Tout pas vaincue. Les emportements d'Achille viennent (du moins le malheureux père le dit et le croit) la raffermir et la rendre immuable. Cependant les actes d'Âgamemnon démentent aussitôt ces paroles cruelles. Il a beau s'écrier :
Achille menaçant détermine mon cœur; Ma pitié semblerait un effet de ma peur!
Il a beau appeler ses gardes. Aussitôt, à la pensée d'un ordre cette fois irrévocable, il s'arrête épouvanté, et cet ambitieux féroce, ce père sans entrailles, ne demande sa fille et sa femme que pour les presser de fuir. Il les a sauvées! l'abominable trahison d'Ériphile arrête seule le succès de ce dernier effort ! Ainsi, jusqu'au dénoûment, Âgamemnon est père; jusqu'au dénoûment la nature l'emporte en lui, non sans des luttes qui rendent le triomphtj plus émouvant, sur la religion et sur l'amour du pouvoir. Jamais reproche ne fut plus injuste et plus absurde que celui du critique anonyme, et le rapprochement qu'il fait d'Agamemnon et de Félix n'est pas moins révoltant. Il comprend Irès-bien, dit-il, que Félix sacrifie son gendre ; mais il ne comprend pas là conduite d'Agamemnon. Or, Félix, pour l'intérêt de sa place, dans l'espoir d'une alliance illustre et utile, mal* gré les supplications de sa fille, malgré les instances généreuses de Sévère, dont il ne sait pas comprendre le
IPHIGÉNIB. 269
noble caractère, sacrifie lâchement et maladroitement son gendre. Âgamemnon, malgré Tordre des dieux, malgré l'intérêt des Grecs^ malgré celui de son rang et de sa gloire, malgré les orgueilleuses menaces d'Achille, . veut sauver sa fille. Voilà le père que le critique juge bien plus méprisable et plus dénaturé que Félix !
On pense bien qu'il n'entend pas raison sur le changement de la catastrophe, et sur Tinvention du personnage d'Ériphile. « Ce sont là, dit-il, des événements > trop connus, qu'on ne peut changer. » En vain Racine, dans sa préface, allègue la diversité des traditions. Le critique n'en prêche pas moins un respect religieux pour la tradition d'Euripide, à laquelle il accorde le privilège d'être historique, et il déclare que « les autorités de M. Racine ne justifient rien >. Après cette condamnation péremptoire, il entre dans l'examen du personnage d'Ériphile. Il y relève d'abord de prétendues invraisemblances, qui importent peu au fond de la tragédie ; puis il condamne son rôle dans la pièce et le caractère que lui a donné le poète. Il s'étonne de son amour pour Achille qui l'a réduite en esclavage, et de sa haine pour Iphigénie. 11 ignore sans doute que l'amour est un sentiment impérieux qui étouiïe souvent tous les autres. 11 oublie que l'héroïsme d'Achille, la compassion respectueuse qu'il a témoignée à sa captive, ont pu hâter l'effet de cette sympathie soudaine et irrésistible. Il ne sait pas que la jalousie a pour conséquences fatales la haine et l'ingratitude, que les bien faits d'une rivale ne font qu'irriter cette passion dont Racine a peint si éloquemment toutes les fureurs. Il n'a pas vu que la jalousie donne à la douce Iphigénie ellemême quelques torts envers sa protégée : cette femme violente et fière, encore aigrie par le malheur, ne pardonnera pas iffront qu'elle a subi. Enfin, il necom-
«70 IPH1G£NIE.
prend pas que les mauvais sentiments et Tindigne trahison d'Eriphile servent )e dessein du poète, en augmentant notre intérêt pour Iphigénie de la haine que nous vouons à sa rivale, en redoublant notre anxiété et nos alarmes, en nous faisant souhaiter le châtiment de la dénonciatrice, en nous rendant plus complète et plus pure la joie du dénoûment.
Mais ce dénoûment n'est pas du goût du critique. Il raille Tempressement d'Ériphile à s'avouer, sur la foi de Calchas, fille de parents qu'elle n*a jamais connus, à s'élancer au-devant du coup, à se frapper elle-même. — Si elle devait refuser de croire aux paroles de Calchas, pourquoi est-elle venue le consulter? Si elle comprend que le bonheur d'Iphigénie est assuré, qu'elle-même s'est rendue odieuse aux Grecs et à Achille, que la vie ne lui réserve plus que misère et que honte, doit-elle tenir à vivre? En saisissant le fer de Calchas, n'est-elle pas fidèle à son caractère et à ses résolutions * ? Sans doute, on peut attaquer, au nom de la simplicité et de l'eiïet général de l'action, l'introduction de ce personnage ; on peut trouver que le danger d'Iphigénie suffisait bien, sans des intérêts d'amour et de jalousie, à remplir le drame. Mais si l'on prend en lui-même ce caractère si habilement rattaché à l'intrigue, si nécessaire au dénoûment, on reconnaîtra que Racine l'a supérieurement développé, et qu'il ne pouvait être peint avec plus de vérité, plus de force et plus de conséquence.
Après d'autres futiles objections, l'auteur critique l'amour d'Achille et la résignation trop courageuse