février
6« 16 novembre 1672.
56 FiMILLE DE CORNEILLE.
Benscrade^ aux dernières tragédies de Quinault, h Boursault et à son GermanicuSy à un critique de Uacine, Subligny, en un mot, à tout le parti de l'ancienne littérature. C'est à Racine que ce juge si débonnaire réserve toutes ses rigueurs. Si Ton en croyait sa Gazette^ de 1667 à 1674, parmi tant de chefs-d'œuvre donnés par les deux Corneille, par Boyer et par Quinault, il n'y aurait eu de tragédies médiocres que VAndromaqm, le Britannicus ou le Bajazet.
On a pu juger par ce qui précède que le style de Robinet est à la hauteur de sa critique. Rien de plus plat, de plus vulgaire que ces comptes rendus en vers. C'est presque le ton des complaintes, et le fond n'est pas plus distingué que la forme. L'auteur n'a garde d'entrer dans un examen sérieux des pièces qu'il annonce ; il se borne à une grossière analyse, qui a quelquefois Tair d'une parodie, au moins quand il s'agit de Racine. Certes ces nouvellistes nous donnent une triste idée de la critique périodique du xvii* siècle; c'étaient là pour la cause du grand Corneille de bien misérables champions. Si les chagrins de l'auteur, menacé dans ses intérêts comme dans sa popularité, expliquent qu'il n'ait pas répudié des auxiliaires si indignes de lui, sans doute il fut plus sensible à l'opinion et aux efforts d'autres partisans plus considérables par leur position et par leur esprit, plus désintéressés dans leur admiration pour le vieil auteur et dans leurs préventions contre Racine ; je veux parler de la société contemporaine de Cinna et de Polyeucte, des grands seigneurs, des beaux esprits, des nobles dames, qui avaient fait l'ornement du fameux hôtel de Rambouillet.