‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 57 sur 151 · Vie de Boileau · texte numérisé non relu

Vie de Boileau

t04 LES KMNEtlIS DE BOILEÀU.

rieuses qui furent répandues contre l'auteur. Racine re« trouva, dans cette occasion, plus violents que jamais, les adversaires que nous avons nommés, et auxquels il faut joindre quelques autres ennemis plus obscurs, tels que Villars et Subligny.

Subligny, que Louis Racine donne à tort pour comédien, était avocat au parlement de Paris. Il fut de plus, suivant les biographes, maître en poésie de la comtesse de la Suze, femme célèbre par son esprit et ses vers, et aussi par les nombreuses aventures de sa vie. Elle correspondait avec Saint-Évremond ; son salon était un des plus fameux de Tépoque, et, paimi les beaux esprits qu'elle y recevait, il faut compter Pellisson, Ménage, Subligny : tous passaient pour avoir part à ses œuvres. Ce n'était pas la seule relation que Subligny eût avec le grand monde ; car sa pièce contre Andromaque est dédiée à M°»' la maréchale de l'Hospital. Avant cette parodie, il avait déjà rédigé une gazette en vers, intitulée : La Muse de la cour; et, chose curieuse, il fut un des panégyristes les plus enthousiastes de la tragédie d'il j^o^andre. 11 fit représenter en 1670, sur le théâtre de Molière, une comédie intitulée : Le Désespoir extravagant. Robinet vante le mérite de cette œuvre

Écrite avec délicatesse Et d'un style très-élégant*.

Il n'y pouvait manquer, puisqu'il s'agit d'un homme connu surtout par la critique d'une tragédie de Racine et classé dès lors parmi les adversaires du poète. Au reste, celte comédie, comme toutes les œuvres de Subligny, est complètement ignorée : il en serait de môme de son

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