‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 68 sur 151 · Mémoires de Louis Racine · texte numérisé non relu

Mémoires de Louis Racine

3. « Dorénavant, disait Roileau après une de ces discussions, je » serai toujours de Tavis de M. le Prince quand il aura tort. >

4-. Racine, pendant le siège du Quesnoy, lui lisait, ainsi qu*au prince de Gonti, des passages de la Satire des femmes.

de Racine. Il n'est pas besoin de nommer le brave Cavoye, ni le secrétaire du cabinet du roi, M. Rose, qui mit au service des deux amis son influence et Tardeur de son caractère emporté et un peu bizarre.

Mais, de l'aveu des ennemis de Racine, son parti était surtout celui des femmes. Il est vrai qu'ils ajoutent : « Excepté quelques femmes qui valaient des hommes ^ » Au nom illustre d'Henriette d'Angleterre, il en faut ajouter bien d'autres. M"* de Montespan consultait Racine sur le choix d'un gouverneur pour le comte de Toulouse '. Ce fut elle qui suggéra au roi la pensée de faire du poète et de son ami Boileau les historiens de son règne : suivant un mot de Louis XIV, cité par Louis Racine, elle commanda elle-même l'ouvrage, et c'était chez elle que les deux historiographes lisaient au roi leur travail. Une sœur de M"' de Montespan, Marie-Madeleine de Rochechouart, abbesse de Fontevrault, chercha, dit-on, avant M"' de Maintenon,à ranimer la plume du poète découragé. On sait qu'elle le prenait pour confident de ses propres travaux littéraires, et qu'elle lui soumit une traduction du Banquet de Platon. On raconte d'une autre sœur de M"" de Montespan, M"^ de Thianges, un trait significatif. En 1675, elle donna à son jeune neveu, le duc du Maine, une chambre dorée : on y voyait le prince assis dans un fauteuil et entouré de M. de la Rochefoucauld, l'auteur des Maximes^ de M. de Marsillac, son fils, de Bossuet, de M"' de Thianges et de M*"* de la Fayette. Au dehors du balustre était Boileau, armé d'une fourche et défendant l'accès de la chambre à sept ou huit mauvais poètes. Racine se te-

1. Bayle, Nouvelles de la rép. des Lettres, t. III, p. 89. Fontcnclle Vie de Corneille,

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