‹ Les ennemis de Racine au XVII. siècleChapitre 80 sur 151 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

LES PLAIDEURS (nov. 1668) ; BRITANNICUS (déc. 16C8).

Quelques mots sur la composition et le succès des Plaideurs. — Les deux préfaces de Britannicus. — Compte rendu de Robinet. -^ Compte rendu de Boursault. — Jugement de Saint-Êvremond. — Quelques critiques de Tabbé Dubos et de Fontenelle.

Nous ne parlerons qu'en passant de la pièce des Plaideurs, dont l'histoire est bien connue. Racine, dans sa préface, a raconté lui-même Torigine de cette œuvre amusante, qu'il destinait d'abord à la troupe bouffonne des Italiens. Il explique comment il la composa, moitié avec les encouragements, moitié avec le concours de ses amis, dont les noms nous sont connus par le commentateur de Boileau, Brossette. C'étaient, outre le satirique, La Fontaine, Chapelle, Furetière, et quelques autres dont le rendez-vous habituel était la maison d'un traiteur fameux, à l'enseigne du Mouton. Là on prépara à frais communs « Tamusement » des Plaideurs : chacun apporta son contingent; Tun fournit les termes du Palais*, l'autre*^ donna l'idée de la dispute entre Chicaneau et la comtesse, et fît tracer ce personnage sur le

1. Selon Louis Racine, ce fut M. de Brilhac, conseiller au parlement.

2. Boileau, Chez son frère Jérôme, le greffier, il avait été témoin d'une aventure semblable entre la comtesse de Cressé et un ancien président à la Cour des monnaies.

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