‹ Les ennemis des curés [microforme]Chapitre 4 sur 25 · LA · texte numérisé non relu

LA

tiquement une écharpe de préfet, ou un portefeuille de ministre.

Et pendant ce temps-là, vous leurs

Ë pauvres dupes, vous lecteurs de leurs : Journaux, vous leurs électeurs, vous demeurez avec vos femmes et vos en-

fants dans la misère, si toutefois vous

M n'avez pas eu la tête cassée en chemin.

Donc, ce ne sont pas les prêtres qui sont les ennemis du peuple. Les vrais ‘ ennemis du peuple,” ce sont ‘“ les ennemis des Curés.”

Les Uurés sont des fainéants, des gens ‘rutiles, des propre à rien

Parmi ceux qui le disent, ilyena qui le croient, et d'autres qui ne le

croient pas. Nous ne parlerons pas de ces derniers; à quoi bon ? puisqu'ils ne se croient pas eux-mêmes.

Il ne peut être question ici que de ces ouvriers ou de ces paysans, laborieux sans doute, mais peu religieux, qui ne soupçonnent pas qu'il puisse y avoir un : ‘‘e travail que le travail des mains. :is voient les prêtres aller et venir; ils les voient consacrer un temps notable à prier, à lire, à étudier ;

ils en concluent que ce sont des fainéants.

À ce compte-là, tout ce qui ne porte point la blouse et le sabot, tout ce qui ne travaille pas la pierre, le bois, le fer, le cuivre, le cotun, la soie ou la terre, serait fainéant. Les médecins ks plus occupés, les notaires, les magistrats, les professeurs, les employés les plus laborieux, et jusqu'aux offi-

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jue de labogieux, lisse y ravail s aller er un dier ; fainé-

porte e qui is, le ou la ecins maoyés off-

ciers, devraient être rangés parmi les fainéants. N'est-ce pas absurde ?

Le travail intellectuel est bien autrement dur que le travail matériel ; il fatigue, il use bien plus vite et bien plus profondément. L'autre jour, j'entendais un docte professeur de sciences raconter que sur six frèresqu'iis étaient, tous robutes et solidement taillés, lui seul était devenu maigre comme un clou et d’une santé débile. Et la cause ?

Les médecins la lui avaient signalée

maintes fois : c’est que seul il avait travaillé de la tête, tandis que les cinq autres, restés ouvriers ou cultivateurs, n'avaient travaillé que des mains.

Or le prêtre passe sa vie à travailler de la tête. D'abord il lui a fallu pâlir sur l2s livres, sur le latin, sur le grec, sur les livres de sciences, de philosophie et de théolegie, pendant toute sa

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