‹ Les Ensemencements Bronchogènes au Cours des Cavernes Tuberculeuses TertiairesChapitre 18 sur 60 · III. FORMES PLEURALES · texte numérisé non relu

III. FORMES PLEURALES

| Gelles- ci, par contre, sont assez évocalrices. SABOURIN avait déjà insisté sur la valeur séméiologique d’un point de côté. fébrile. Ce signe mérite de retenir l'attention, mais il peut facilement passer inaperçu s il nest pas particulièrement aigu. S’accompagnant où non de frottements pleuraux ou de signes.de cortico-pleurite, il est.très fréquem-. ment ANR l’'tine extension par dissémination bronchique. Nous considérons qu'il traduit avant tout une souffrance pleurale au voisinage ou à distance, d’atteintes pui monaires secondaires. |

J. BruxN et LANÇON, de leur côté, ont montré que certaïnes pleurésies tertiaires étaient symplomatiques d’un ensemencement bronchogène :: « Certaines de ces pleurésies sont sympfomatiques d’un ensemencement bronchogène, à partir de lésions ulcérées siégeant du côté opposé. Elles peuvent apparaître spontanément ou bien survenir après une intervention chirurgicale, telle qu’une tho ‘acoplastie: Les embols bronchogènes peuvent être sans lendemain ou être à l’origine d’infiltrations basales du même côté que la pleurésie.

« Enfin certaines pleurésies Se gbrtt du même côté que

. les lésions ulcéro-casééuses. Les lésions siègent au soñmet.

On a pu essayer un pneumothorax qui n’a pas réussi du fait de la symphyse du sommet, bien que la base fût libre. Le malade continue à évoluer, réalisant un ensemencement bronchogène de la partie inférieure du poumon avec des lésions de tÿpe pneumonique et à ce moment se produit une pleurésie ».

Nous donnons ici quatre exemples typiques de diverses formes pleurales symptomatiques d’ensemencements bronchogènes.

OBs. — Pleurésie contro-lalérale de la grande cavité :

O..., 21 ans : infiltrat post-pleurétique du sommet droit en 1950 traité par 100 gr. de streptomycine. Rentre chez lui en excellent état. IL est revu en 1952 peur une pleurésie gauche signant une reprise évolutive du sommet droit où il y a maintenant une ulcération. :

GBs. — Pleurésie ou scissurite contro-latérale interlobatre :

LP 2264 : le film de la face montre une caverne sous-claviculaire gauche et.à droite une infiltration floue en position basse et externe. Le film de profil montre un épaississement très important de la grande scissure dans sa partie moyenne. La ponction n'a pas été pratiquée. La preuve de l’origine bronchogène de cette atteinte pleurale est fournie par son amélioration progressive qui a suivi la création d’un pneumothorax gauche efficace.

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OBs. — Pleurésie diaphragmatique cOntro-latérale :

G.., 18 ans : cavité sous et rétro-claviculaire gauche traitée par pneumothorax. Celui-ci est complété par une section de brides. La caverne bien que fortement rétractée n’est pas complètement libérée et on assiste à l’apparition d’une pleurésie diaphragmatique contro-latérale. Aucune lésion ne pouvant la justifier du côté droit, on explique cette pleurésie par un ensemencement bronchogène issu de la cavité gauche.

OBs. —— Pleurésie du pneumothorax :

D... 47 ans, entre dans le service pour une tuberculose bilatérale largement ulcérée à gauche. Seul un pneumothorax droit est réalisable. Bien que celui-ci soit complet, il s’y développe une pleurésie séro-fibrineuse fébrile. Nous rattachons cette pleurésie à un ensemencement venu de la cavité gauche, car son évolution s'arrête à partir du moment où les B.K. disparaissent de l’expectoration et où

la cavité gauche amorce sa rétraction.

B. — FORMES RADIOLOGIQUES ET TOPOGRAPHIQUES DES ENSEMENCEMENTS BRONCHOGENES DES CAVERNES DES LOBES SUPERIEURS

A. — Etude génétique.

Nous groupons dans ce chapitre l'ensemble des manifestations bronchogènes des cavernes apicales et sous-claviculaires, c’est-à-dire des cavernes occupant les secteurs apicaux, dorsaux supérieurs, axillaires ou très exceptionnellement ventraux supérieurs.

Les ensemencements auxquels donnent naissance ces cavernes des lobes supérieurs des poumons ont, nous le verrons, de nombreuses analogies radiologiques et topographiques. Il existe néanmoins certains caractères particuliers aux cavités apicales d’une part, et aux cavités sous-claviculaires d’autre part. Ces caractères, que nous allons préciser, portent essentiellement sur la virulence des cavités et l’orientation de leurs ensemencements bronchogènes.

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